Quand j’avais une quinzaine d’années j’étais tombé sur un documentaire montrant l’explosion de la vie au milieu d’un désert. Des plantes ressemblant à des pierres qui éclosaient après une averse et dont les fleurs transformaient les étendues désertiques en un feu d’artifice de couleurs.

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Depuis je m’étais dit « un jour j’irai voir ça » sans pour autant penser à concrétiser cette envie au fil des années qui passaient. 
Lorsque j’ai pris ma décision de partir faire le tour du monde, le Namaqualand a naturellement fait partie des destinations phares que je voulais mettre dans mon itinéraire.
Le Namaqualand est une région aride située à cheval entre l’Afrique du sud et la Namibie. La Nature y est capricieuse et la bonne période pour assister au spectacle varie un peu d’une année à l’autre en fonction des précipitations. Il ne fallait donc pas rater le coche. J’ai ainsi planifié tout mon périple africain en fonction de ça.

Revenons au récit.
Après un assez long trajet en bus sur la Garden Route baignée de soleil, le gros nuage au loin indiquait que le retour au Cap était proche. Plein d’enthousiasme j’allais réserver mon billet de bus dans la foulée sans même avoir pris le temps de vérifier les disponibilités d’hébergement sur place, à Springbok. Bien mal m’en a pris. Je me retrouvais avec un billet de bus et pas de quoi dormir. Après avoir fait le tour du bottin et appelé la plupart des guest-houses et hôtels j’ai dû me résigner à annuler mon bus pour prendre le temps de trouver au moins 3 jours de disponibilités avant de réserver à nouveau le transport. Il m’a fallu prendre mon mal en patience durant une petite semaine dans le froid du Cap avant de partir enfin pour Springbok.

Durant trois jours j’ai arpenté les environs de la ville, Concordia, Goegap et le parc national du Namaqualand à pied et en voiture de location dans un décor coloré et odorant.

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Le contretemps que j’ai connu au Cap ne m’a pas pas permis de découvrir le Namaqualand lors du pic de floraison (imaginez ce que ça doit être !) mais les quelques jours sur place ont malgré tout été plus qu’à la hauteur de mes attentes.

Namaqualand from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans l’album suivant :

6. Afrique du Sud - Namaqualand
6. Afrique du Sud - Namaqualandnov 4, 2014Photos: 74
 

Le nez à la fenêtre durant les 11h qu’avait duré le trajet depuis le Cap, j’ai été déposé dans une station service à la sortie de Jeffrey’s Bay où Loïc est venu me récupérer. Après un petit quart d’heure de route nous sommes arrivés au Cristal Cove, backpacker sympathique à 3 pas de l’océan. L’auberge était composée d’appartements avec un grand séjour, cuisine américaine, deux chambres, une grande salle de bain et tout le confort moderne. J’ai fait la connaissance de Damien, un ami de Loïc profitant de ses vacances de professeur d’anglais pour venir surfer à « Supertubes » un spot mythique, et travaillant à l’auberge en échange du logement.
Je suis resté une semaine à Jeffrey’s Bay, où j’ai occupé mon temps entre balades sur la plage à regarder les surfeurs à l’oeuvre (je ne me suis pas risqué à mettre les pieds dans l’eau) une visite du petit parc animalier de Kragga Kamma et surtout à planifier la suite de mon voyage.

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Je me suis ensuite rendu à Stormsriver, petit village au milieu de la campagne de la Garden Route. Là on pouvait faire un grand nombre d’activités de plein air. Comme on était en plein hiver, je le rappelle, les lieux étaient très calmes avec peu de voyageurs de passage. J’ai dû me résoudre à faire des activités en solitaire. Le jour de mon arrivée j’ai opté pour le parcours de tyroliennes qui surplombait la rivière teintée de noir par les tanins des arbres caractéristiques du lieu. Certains passages étaient impressionnants, effleurant les parois rocheuses, tandis que d’autres permettaient d’avoir une vue d’ensemble de la vallée. Pour voir un aperçu, aller regarder la vidéo en fin d’article.
Le lendemain mes plans ayant été contrarié par le fait que la navette de l’auberge n’était pas disponible, je suis allé me balader dans la forêt avant de tomber sur un café visiblement tenu par un fan d’Elvis Presley et des années 60.

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Après deux jours j’ai enfin pu me rendre au sanctuaire des éléphants, non sans mal. J’ai été emmené par la femme d’un des gérants qui passait par là et qui allait récupérer ses enfants à un match de foot non loin du site. Coup de bol !
Le sanctuaire des éléphants accueille 5 éléphants qui ont été blessés et soignés en captivité ou issus de réserves en surpopulation et qui retourneront un jour dans leur milieu naturel. Les quatre femelles et le jeune mâle sont habitués à la présence humaine mais restent avant tout des animaux sauvages.
Il y avait là une famille d’anglais en plus de moi. Après une rapide présentation du lieu et des activités du sanctuaire, nous avons été conduits sur un chemin où nous attendaient trois femelles éléphants, plutôt grosses malgré leur jeune âge. J’ai fait la connaissance de Marula, la matriarche de 19 ans en tête du cortège et de son soigneur. Ce dernier m’a expliqué comment me comporter avec l’animal, puis j’ai tendu la main comme il m’avait montré et le mastodonte l’a saisie du bout de sa trompe avec une extrême délicatesse. Elle n’avait pas les deux « doigts » qui auraient dû lui permettre de saisir sa nourriture comme une pince. La sensation était très étrange car je mettais ma main dans les narines d’un animal énorme qui aurait pu me réduire en bouillie en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Aussi je n’étais pas très rassuré de devoir lui tourner le dos pour marcher devant.

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Arrivés dans une clairière les soigneurs nous ont montré tout le savoir faire des éléphants en reproduisant des gestes qu’ils réalisent dans la nature : comme se mettre à genoux pour se coucher ou secouer les oreilles pour effrayer d’autres animaux… Nous avons alors pu les toucher de la trompe aux pieds, apprécier l’épaisseur et la rugosité de leur épiderme, la douceur de la peau à l’arrière des oreilles, le toucher de nylon des quelques poils de leur queue ou tâter la plante de leurs pieds qu’on n’aurait pas pu chatouiller. 
Nous avons alors repris la promenade en changeant de partenaires. Cette fois je marchais la main dans la trompe avec une éléphant qui avait ses doigts et dont la préhension ressemblait beaucoup plus à une main humaine. A l’arrivée nous avons nourri les animaux avec une bonne cinquantaine de pommes dont ils étaient très friands avant de finir par un petit tour sur le dos de l’un d’entre eux. L’expérience était unique et me laissera un grand souvenir.

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Pour mon dernier jour à Stormsriver j’avais l’intention de faire un petit safari à cheval, mais la loi des séries a fait que j’ai dû renoncer faute de disponibilité. Alors que je regardais le panneau des activités possibles avec ma mine défaite, un jeune sud-africain arrivé la veille m’a abordé pour me proposer une petite randonnée avec son frère et lui dans le parc national de Tsitsikamma. Je me suis empressé d’accepter et nous avons aussitôt sauté dans sa voiture pour faire les quelques kilomètres nous séparant du parc, juste assez long pour faire les présentations. Devon, étudiant à Port Elizabeth et son jeune frère Keagan, en vacances pour quelques jours.

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La randonnée était assez facile, longeant la côte sur plusieurs kilomètres, passant sur des ponts suspendus avant de s’enfoncer un peu dans les bois surplombant les flots. Au passage nous avons exploré deux petites grottes pleines de chauves-souris (en mode Indiana Jones) avant d’arriver à une cascade d’une cinquantaine de mètres tombant dans un bassin naturel se jetant dans le bleu de l’Océan Indien. Notre destination atteinte, il ne restait qu’à profiter du lieu en regardant les vagues s’écraser tout près de nous.

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Sur le chemin du retour nous sommes allés voir le « big tree », un virgilier à bois jaune de 40 m de haut et plus de mille ans au milieu d’autres arbres guère plus jeunes. En fin d’après-midi Devon et Keagan ont dû repartir pour Port Elizabeth et de mon côté j’ai bouclé mon sac pour rentrer au Cap le lendemain matin.

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J’aurais voulu profiter plus de cette Garden Route si prometteuse mais il est assez difficile de la parcourir sans être autonome au niveau du transport, et tout faire en bus aurait été compliqué et très cher. Tant pis… pour cette fois. Une autre destination m’attendait désormais, le Namaqualand dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud que je vous ferai découvrir dans le prochain article.

Afrique du sud – Garden route from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

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