Carnet de voyage |

Outre le lieu incontournable pour visiter le Namaqualand, Springbok est aussi la dernière bourgade importante avant la frontière namibienne. Lors de mes recherches de compagnons de voyage des semaines précédentes, j’étais entré en contact avec trois filles sur le site de Couchsurfing. Il y avait Astrid la française et Natsuno la japonaise qui avaient proposé de voyager ensemble, puis Emily la suédoise qui était intéressée par mon itinéraire. Les discussions avec l’une et les autres ont finalement tourné en discussion commune pour envisager une petite virée à quatre. Comme nous étions tous quelque part en Afrique du Sud nous avions convenu de nous retrouver à Springbok d’où on organiserait (ou pas) notre passage en Namibie.

Les présentations faites, on a commencé à définir un projet commun. Les filles n’avaient aucune idée de ce qu’il y avait à voir en Namibie mais ça leur importait peu, elles voulaient surtout rencontrer des gens. J’étais le seul un tout petit peu renseigné. Leur plan était de faire le plus de stop possible pour éviter d’exploser leur budget et rencontrer du monde, avec pour tout logement une tente deux places… pour quatre ! N’ayant encore jamais fait de stop elle m’ont trouvé un peu sceptique. Faire du stop dans un des pays les moins peuplés au monde (2,1 millions d’habitants pour une superficie plus grande que la France) et dont une bonne moitié est désertique ne me semblait ni facile ni sûr. De plus Natsuno n’avait que 5 jours à passer avec nous et voulait quand même voir un peu du pays avant de retourner au Cap. Nous avons finalement décidé que nous prendrions un bus pour Windhoek, la capitale namibienne et qu’on aviserait sur place avec une voiture de location. Je n’avais alors aucune idée de toutes les péripéties qui nous attendaient et de la chance qu’on aurait quotidiennement.

En attentant le lendemain soir nous avons fait plus ample connaissance au camping où la petite tente était plantée. La guitare d’Astrid et quelques bières fraiches ont fini par mettre tout le monde à l’aise avec la nouvelle situation. Comme voisins nous avions deux couples de retraités Afrikaners avec leurs caravanes. Ils nous ont très vite considérés comme leurs petits-enfants et le premier soir nous avons pu déguster quelques saucisses traditionnelles qu’ils avaient confectionnés. Au moment de s’entasser dans la tente pour passer notre première nuit, ils ont proposé à Emily de dormir sous l’auvent de leur caravane avec matelas, oreillers et couvertures. Elle a ainsi pu dormir comme un bébé du temps qu’on jouait aux sardines dans la tente.

Notre bus n’étant que dans la soirée du deuxième jour, nous avons profité d’un bon repos dans la pelouse du camping, à regarder une mangouste jouer à je t’aime moi non plus avec le chat du camping.

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Vers la fin de l’après-midi nous avons reçu un texto de la compagnie de bus annonçant 3h de retard. On a donc pris notre temps et on a fini par partager le repas que les voisins avaient préparé. Ils nous ont même proposé de nous amener jusqu’à l’arrêt de bus.
A 20h nous nous sommes donc mis en route, avec plus d’une heure d’avance sur l’horaire indiquée par la compagnie. A deux dans chaque 4×4 voilà qu’on se dirigeait vers la station essence qui sert de gare lorsqu’on a vu s’éloigner notre bus. Incrédules, nous nous sommes arrêtés pour avoir des informations mais personne n’était très coopératif. La seule solution pour ne pas hypothéquer nos chances de bien commencer notre aventure namibienne était de rattraper le bus sur l’autoroute. Nous voilà donc remontés dans les voitures, et notre chauffeur de nous dire : « merci d’attacher vos ceintures ». Le ton était donné. Alors qu’ils roulaient comme de vrais retraités vacanciers qu’ils étaient en venant du camping, nos deux chauffeurs se sont transformés en vrais pilotes. La voiture de tête à 170km/h tentait de poursuivre le bus alors que nous nous trainions péniblement à 140. Après un petit quart d’heure nous avons fini par faire arrêter le bus à grands renforts d’appels de phares. Trop heureux, nous avons remercié tout le monde, nos pilotes, le chauffeur du bus, et nous avons jeté nos sacs dans les soutes avec un soulagement réel mais de courte durée. Nous n’avions même pas réalisé que le nom de la compagnie écrit bien en gros sur les flancs du bus n’était pas le bon. En suppliant le chauffeur nous avons cependant réussi à négocier un transport jusqu’à la frontière dans l’espoir qu’on y retrouverait notre bus. En effet, il y était, retardé par la présence d’un « colis suspect » en soute. Dans notre malheur on avait beaucoup de chance et on a enfin pu s’installer à nos places pour passer la nuit dans le bus.

En milieu de matinée nous avons découvert Windhoek et nous sommes mis en quête du centre commercial tout proche pour passer l’annuaire en revue et appeler toutes les agences de locations de voitures. La connexion était très mauvaise et tous les appels avaient la même réponse, « plus rien n’est disponible ». Nous nous sommes donc dirigés un peu inquiets vers une auberge de jeunesse pour avoir un meilleur wifi et tenter d’avoir accès à une douche. En arrivant à l’auberge Natsuno a croisé un compatriote japonais et comme elle adore discuter elle l’a accosté. Il venait tout juste de rentrer de quelques jours dans le désert avec une voiture qu’il avait louée à un particulier à prix imbattable et qu’il devait rendre 1h plus tard. Le coup de chance improbable. En 2h nous avions donc une voiture pour dix jours, une routière japonaise assez grande pour transporter quatre personnes, les bagages et des provisions de nourriture et d’eau. Nous avons décidé de partir le jour même pour Sossuvlei après avoir fait les courses pour cinq jours, des bidons d’eau, des conserves de haricots et de pâtes, des chips et des gâteaux et tout ce qu’on pouvait conserver aussi longtemps dans une voiture au milieu du désert.

Après 2h à rouler de nuit sur l’autoroute déserte, les choses sérieuses commençaient sur les pistes de graviers à 80 km/h. Des dizaines de kilomètres et quelques petites frayeurs plus tard nous avons trouvé un petit coin en retrait de la piste où planter la tente sur une étendue sablonneuse. Après un rapide repas nous nous sommes couchés, Astrid Natsuno et moi dans la tente et Emily dans la voiture.

Dans la nuit quelques bruits nous ont un peu effrayé mais au petit matin tout allait bien. Nous avons pris notre petit déjeuner avec comme table et bancs des morceaux de cartons pris en partant du supermarché.

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Vers midi un bruit suspect nous a obligé à nous arrêter pour vérifier que tout allait bien au niveau des roues maltraitées par la piste chaotique. Une des rares voitures passant par là à ce moment s’est arrêtée. A son bord un fermier des environs avec des amis dont un suédois habitant à 20 minutes de chez Emily. Nous sommes repartis rassurés et avec un lieu où dormir en cas de besoin sur le chemin du retour. Nous sommes enfin arrivés au camp de base de Sossuvlei où nous avons négocié un bon prix pour passer la nuit afin de pouvoir profiter du coucher et du lever de soleil. Après nous être installés nous avons profité de la piscine où nous avons fait la connaissance d’une famille de québécois avant de partir découvrir la petit canyon de Sesriem.

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En fin d’après-midi nous avons gravi les dunes de sable rouge pour assister au coucher de soleil. Un moment extraordinaire où le bonheur pouvait se voir sur nos visages. De retour au camping nous avons organisé un barbecue et avons convié les jeunes québécois pour partager un bon moment avant de nous coucher.

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Il nous fallait nous lever avant 6h si nous voulions arriver le temps sur les dunes pour le lever du soleil, à 45 km du campement. Heureusement la route était belle et droite et nous sommes arrivés juste à temps pour le spectacle que nous avons admiré du haut des dunes.

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Après avoir dévalé en courant des hauteurs sablonneuses nous avons poursuivi la route jusqu’à Dead Vlei, la mythique image symbole de la Namibie. Les derniers kilomètres ne pouvant se faire qu’en 4×4, et ne voulant pas payer la navette nous avons décidé de marcher et de tenter le stop si quelqu’un passait par là. Deux minutes plus tard on était à l’arrière d’un pickup conduit par un couple de français travaillant en Angola. On a fini par s’ensabler et on a découvert les joies du Dakar. Il nous a fallu creuser un peu sous les roues, pousser la voiture sur les côtés pour la faire se balancer de gauche à droite et petit à petit le sable est repassé sous les roues et a fait remonter la voiture. On pouvait finalement repartir. Encore quelques minutes de marches supplémentaires et on arrivait à Death Vlei, au milieu de ce décor incroyable, cette cuvette d’argile blanche plantée d’arbre morts depuis longtemps et entourée de dunes immenses de sable d’un orange vif.

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La chaleur intense ne nous a pas empêchés de rester un très long moment à profiter de l’endroit unique. Nous avons retrouvé le couple de français pour retourner à notre voiture puis au camp avant de démonter la tente et de reprendre la route vers notre prochaine étape, Lüderitz, que l’on rallierait le lendemain après de longues heures de routes en solitaires au milieu des étendues magnifiques et désolées du désert du Namib.

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Le vidéo de ces débuts namibiens :

Roadtrip en Namibie – Sossuvlei from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans l’album suivant :

7. Namibie - Sossuvlei
7. Namibie - Sossuvleidéc 1, 2014Photos: 73
 

Quand j’avais une quinzaine d’années j’étais tombé sur un documentaire montrant l’explosion de la vie au milieu d’un désert. Des plantes ressemblant à des pierres qui éclosaient après une averse et dont les fleurs transformaient les étendues désertiques en un feu d’artifice de couleurs.

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Depuis je m’étais dit « un jour j’irai voir ça » sans pour autant penser à concrétiser cette envie au fil des années qui passaient. 
Lorsque j’ai pris ma décision de partir faire le tour du monde, le Namaqualand a naturellement fait partie des destinations phares que je voulais mettre dans mon itinéraire.
Le Namaqualand est une région aride située à cheval entre l’Afrique du sud et la Namibie. La Nature y est capricieuse et la bonne période pour assister au spectacle varie un peu d’une année à l’autre en fonction des précipitations. Il ne fallait donc pas rater le coche. J’ai ainsi planifié tout mon périple africain en fonction de ça.

Revenons au récit.
Après un assez long trajet en bus sur la Garden Route baignée de soleil, le gros nuage au loin indiquait que le retour au Cap était proche. Plein d’enthousiasme j’allais réserver mon billet de bus dans la foulée sans même avoir pris le temps de vérifier les disponibilités d’hébergement sur place, à Springbok. Bien mal m’en a pris. Je me retrouvais avec un billet de bus et pas de quoi dormir. Après avoir fait le tour du bottin et appelé la plupart des guest-houses et hôtels j’ai dû me résigner à annuler mon bus pour prendre le temps de trouver au moins 3 jours de disponibilités avant de réserver à nouveau le transport. Il m’a fallu prendre mon mal en patience durant une petite semaine dans le froid du Cap avant de partir enfin pour Springbok.

Durant trois jours j’ai arpenté les environs de la ville, Concordia, Goegap et le parc national du Namaqualand à pied et en voiture de location dans un décor coloré et odorant.

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Le contretemps que j’ai connu au Cap ne m’a pas pas permis de découvrir le Namaqualand lors du pic de floraison (imaginez ce que ça doit être !) mais les quelques jours sur place ont malgré tout été plus qu’à la hauteur de mes attentes.

Namaqualand from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans l’album suivant :

6. Afrique du Sud - Namaqualand
6. Afrique du Sud - Namaqualandnov 4, 2014Photos: 74
 

Le nez à la fenêtre durant les 11h qu’avait duré le trajet depuis le Cap, j’ai été déposé dans une station service à la sortie de Jeffrey’s Bay où Loïc est venu me récupérer. Après un petit quart d’heure de route nous sommes arrivés au Cristal Cove, backpacker sympathique à 3 pas de l’océan. L’auberge était composée d’appartements avec un grand séjour, cuisine américaine, deux chambres, une grande salle de bain et tout le confort moderne. J’ai fait la connaissance de Damien, un ami de Loïc profitant de ses vacances de professeur d’anglais pour venir surfer à « Supertubes » un spot mythique, et travaillant à l’auberge en échange du logement.
Je suis resté une semaine à Jeffrey’s Bay, où j’ai occupé mon temps entre balades sur la plage à regarder les surfeurs à l’oeuvre (je ne me suis pas risqué à mettre les pieds dans l’eau) une visite du petit parc animalier de Kragga Kamma et surtout à planifier la suite de mon voyage.

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Je me suis ensuite rendu à Stormsriver, petit village au milieu de la campagne de la Garden Route. Là on pouvait faire un grand nombre d’activités de plein air. Comme on était en plein hiver, je le rappelle, les lieux étaient très calmes avec peu de voyageurs de passage. J’ai dû me résoudre à faire des activités en solitaire. Le jour de mon arrivée j’ai opté pour le parcours de tyroliennes qui surplombait la rivière teintée de noir par les tanins des arbres caractéristiques du lieu. Certains passages étaient impressionnants, effleurant les parois rocheuses, tandis que d’autres permettaient d’avoir une vue d’ensemble de la vallée. Pour voir un aperçu, aller regarder la vidéo en fin d’article.
Le lendemain mes plans ayant été contrarié par le fait que la navette de l’auberge n’était pas disponible, je suis allé me balader dans la forêt avant de tomber sur un café visiblement tenu par un fan d’Elvis Presley et des années 60.

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Après deux jours j’ai enfin pu me rendre au sanctuaire des éléphants, non sans mal. J’ai été emmené par la femme d’un des gérants qui passait par là et qui allait récupérer ses enfants à un match de foot non loin du site. Coup de bol !
Le sanctuaire des éléphants accueille 5 éléphants qui ont été blessés et soignés en captivité ou issus de réserves en surpopulation et qui retourneront un jour dans leur milieu naturel. Les quatre femelles et le jeune mâle sont habitués à la présence humaine mais restent avant tout des animaux sauvages.
Il y avait là une famille d’anglais en plus de moi. Après une rapide présentation du lieu et des activités du sanctuaire, nous avons été conduits sur un chemin où nous attendaient trois femelles éléphants, plutôt grosses malgré leur jeune âge. J’ai fait la connaissance de Marula, la matriarche de 19 ans en tête du cortège et de son soigneur. Ce dernier m’a expliqué comment me comporter avec l’animal, puis j’ai tendu la main comme il m’avait montré et le mastodonte l’a saisie du bout de sa trompe avec une extrême délicatesse. Elle n’avait pas les deux « doigts » qui auraient dû lui permettre de saisir sa nourriture comme une pince. La sensation était très étrange car je mettais ma main dans les narines d’un animal énorme qui aurait pu me réduire en bouillie en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Aussi je n’étais pas très rassuré de devoir lui tourner le dos pour marcher devant.

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Arrivés dans une clairière les soigneurs nous ont montré tout le savoir faire des éléphants en reproduisant des gestes qu’ils réalisent dans la nature : comme se mettre à genoux pour se coucher ou secouer les oreilles pour effrayer d’autres animaux… Nous avons alors pu les toucher de la trompe aux pieds, apprécier l’épaisseur et la rugosité de leur épiderme, la douceur de la peau à l’arrière des oreilles, le toucher de nylon des quelques poils de leur queue ou tâter la plante de leurs pieds qu’on n’aurait pas pu chatouiller. 
Nous avons alors repris la promenade en changeant de partenaires. Cette fois je marchais la main dans la trompe avec une éléphant qui avait ses doigts et dont la préhension ressemblait beaucoup plus à une main humaine. A l’arrivée nous avons nourri les animaux avec une bonne cinquantaine de pommes dont ils étaient très friands avant de finir par un petit tour sur le dos de l’un d’entre eux. L’expérience était unique et me laissera un grand souvenir.

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Pour mon dernier jour à Stormsriver j’avais l’intention de faire un petit safari à cheval, mais la loi des séries a fait que j’ai dû renoncer faute de disponibilité. Alors que je regardais le panneau des activités possibles avec ma mine défaite, un jeune sud-africain arrivé la veille m’a abordé pour me proposer une petite randonnée avec son frère et lui dans le parc national de Tsitsikamma. Je me suis empressé d’accepter et nous avons aussitôt sauté dans sa voiture pour faire les quelques kilomètres nous séparant du parc, juste assez long pour faire les présentations. Devon, étudiant à Port Elizabeth et son jeune frère Keagan, en vacances pour quelques jours.

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La randonnée était assez facile, longeant la côte sur plusieurs kilomètres, passant sur des ponts suspendus avant de s’enfoncer un peu dans les bois surplombant les flots. Au passage nous avons exploré deux petites grottes pleines de chauves-souris (en mode Indiana Jones) avant d’arriver à une cascade d’une cinquantaine de mètres tombant dans un bassin naturel se jetant dans le bleu de l’Océan Indien. Notre destination atteinte, il ne restait qu’à profiter du lieu en regardant les vagues s’écraser tout près de nous.

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Sur le chemin du retour nous sommes allés voir le « big tree », un virgilier à bois jaune de 40 m de haut et plus de mille ans au milieu d’autres arbres guère plus jeunes. En fin d’après-midi Devon et Keagan ont dû repartir pour Port Elizabeth et de mon côté j’ai bouclé mon sac pour rentrer au Cap le lendemain matin.

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J’aurais voulu profiter plus de cette Garden Route si prometteuse mais il est assez difficile de la parcourir sans être autonome au niveau du transport, et tout faire en bus aurait été compliqué et très cher. Tant pis… pour cette fois. Une autre destination m’attendait désormais, le Namaqualand dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud que je vous ferai découvrir dans le prochain article.

Afrique du sud – Garden route from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans les albums suivants :

L’hiver m’attendait au Cap, après cinq calmes jours de mer sur le RMS. Après un dernier copieux petit-déjeuner dans le sun lounge en compagnie de Serge, j’ai débarqué parmi les derniers passagers. Une fois à terre j’ai récupéré mon sac et j’ai pris un bus pour me rendre à Longstreet, l’artère principale du coeur historique de la ville. C’est là qu’on trouve tous les backpackers, les restaurants, les clubs… J’avais l’embarras du choix. Je me suis finalement trouvé une auberge avec un grand patio couvert (heureusement) et balcon donnant sur la rue. L’endroit était sympa, quoi que bruyant du fait de la musique diffusée en permanence et des fêtards de la rue.

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Après deux jours maussades j’ai enfin pu mettre le nez dehors pour aller voir la colonie de manchots de Simon’s Town, petit port de la marine sud-africaine au sud du Cap. J’ai fait le trajet en train, lequel longe la côte de la péninsule du Cap sur sa partie orientale. Arrivé à quai, il m’a fallu encore marcher quelques kilomètres pour découvrir les animaux qui paraissaient très maladroits et titubants sur la plage de sable fin, mais qui se révélaient être d’excellents nageurs.

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Après un long moment d’observation, j’ai fait le chemin inverse pour retourner à la gare. Là, je suis tombé sur Meg, Richard et Edward, la famille d’écossais que j’avais croisée partout sur Sainte-Hélène. Nous avons pris le train ensemble et avons discuté pendant une heure et demie avant de se dire adieu à la gare du Cap.

De retour à la guest house j’ai croisé ce gars arrivé le même jour que moi et qui avait l’air très sympa. On ne s’était alors pas dit autre chose que « Hey ! » à chaque fois qu’on s’était croisé, le sourire aux lèvres. Il a fallu qu’on se croise une fois encore pour que je me décide à initier la conversation. Il s’appelait Maximilian (Maxi pour les intimes), un allemand en voyage pour 6 mois, arrivé en Afrique à bord d’un cargo en provenance d’Hambourg. Nous avons partagé une bouteille de cidre, puis nous sommes allés manger dans un resto à trois ou quatre portes de l’auberge avant de retourner finir la soirée à regarder les photos de nos voyages respectifs et de faire des plans dans une excellente ambiance.

Le lendemain matin, nous nous étions donné rendez-vous dans le patio pour partir marcher ensemble à la Montagne de la Table. Loïc, un suisse de Neuchâtel complétait le groupe. Nous avons pris un bus de ville pour nous rendre au pied de la montagne, puis avons commencé l’ascension. La météo était parfaite : un beau soleil, pas de vent et aucun nuage au sommet de la montagne, chose pas si fréquente en cette saison. Après une montée de marches naturelles, nous avons pris un chemin à flanc de falaise d’où la vue sur la ville était superbe. Ce chemin rejoignait la gorge qui montait abruptement jusqu’au sommet de la Table. Au milieu de la gorge après 2h de marche nous avons fait une pause pour déjeuner. Un jeune jouait de la musique sur une sorte de xylophone du temps que nous mangions. J’ai partagé avec lui le chocolat que j’avais apporté avec moi pour le remercier de sa musique, puis nous avons terminé notre ascension. Les derniers hectomètres étaient difficiles, on montait des marches depuis trois heures avec le soleil nous tapant dans le dos. Arrivés sur le plateau nous n’avons pas regretté nos efforts. Le ciel dégagé nous permettait de voir jusqu’au Cap de Bonne Espérance à 45km au sud, alors qu’au nord s’étendait la ville du Cap et Robben Island au-delà dans la baie.

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Après une heure à arpenter le plateau pour admirer la vue de différents points, il était temps de redescendre. Le téléphérique étant en maintenance cette semaine-là, il nous fallait reprendre le même chemin. Loïc a voulu rester un peu plus longtemps alors Maxi et moi avons pris de l’avance sur le sentier dans la gorge. Le parcours était assez dangereux, une marche manquée nous aurait précipité dans le vide. La fatigue accumulée n’aidait en rien l’opération mais avec de la prudence et quelques pauses chocolat nous avons réussi sans problème au bout de deux heures. Loïc a été bien plus rapide et nous a retrouvé à l’arrêt de bus alors que nous discutions avec un couple de tchèques. De retour à l’hôtel pour prendre une bonne douche et un cidre, nous sommes ensuite sortis dans un restaurant typique où m’avaient amené mes hôtes de couchsurfing avant mon départ pour Sainte-Hélène. La soirée s’est terminée autour du billard de l’auberge dans une ambiance des plus conviviales avant d’aller reprendre des forces pour la journée du lendemain.

Maxi et moi avons loué une voiture au petit matin pour aller faire le tour de la péninsule du Cap. C’était la première fois qu’on se retrouvait à conduire une voiture avec le volant à droite, ce qui était étrange au début, et amusant à la fois. Nous nous sommes arrêtés à Hout Bay pour prendre un bon petit-déjeuner et avons repris notre route vers Simon’s Town.

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Maxi voulait voir les manchots. De mon côté ça ne me dérangeait pas d’y repasser un moment. Nous avons découvert qu’il y avait deux entrées au site. Connaissant déjà l’affluence à la première entrée, on a tenté d’aller jusqu’au bout du chemin qui nous a conduit directement sur la plage au milieu de blocs de granite qui servaient de terrain de jeu aux manchots.

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Nous étions absolument seuls avec les oiseaux et nous pouvions les approcher autant qu’ils nous le permettaient, ce qui était absolument impossible sur les passerelles de l’autre côté du site. Nous sommes restés là presque deux heures à jouer comme des gosses. Nous sommes malgré tout passé voir les bébés à l’autre entrée avant d’aller dans la ville acheter de quoi manger. Nous avons alors pris la route de Cape Point.


Peu à peu le ciel s’est couvert. On pouvait apercevoir un gros bouchon de nuages boucher l’horizon. A Cape Point on ne pouvait pas voir plus loin que le muret entourant le petit phare ; nous avons bien essayé d’attendre le plus possible que le vent dégage la vue mais c’était peine perdue.

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Nous sommes alors remontés dans la voiture pour aller au Cap de Bonne Espérance, à quelques minutes de voiture. Les rafales de vent y étaient épouvantables mais nous n’étions plus dans le nuage et on pouvait voir l’océan fouetter les falaises sur lesquelles nous nous tenions fièrement. Un groupe de damans étaient aussi là à quelques pas de nous, formant une boule pour se tenir chaud mutuellement. 
Nous avons pris quelques photos pour immortaliser le moment puis nous avons continué notre tour de la péninsule.

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Sur la route on discutait en riant beaucoup. Maxi m’a confié que lui aussi avait eu envie de faire connaissance avec moi le premier jour mais qu’il n’avait pas su comment m’aborder. On s’est alors pris à regretter les deux jours perdus à rester chacun de son côté. La conversation a été stoppée net lorsque sur notre gauche au loin une baleine a sauté pour nous dire bonjour. Nous nous sommes garés sur le bas-côté pour prendre le temps de l’observer. Le cétacé sautait régulièrement et frappait la surface de l’eau avec sa queue. L’instant était vraiment extraordinaire.

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A la fin du spectacle que l’animal venait de nous offrir nous avons continué notre route en passant par Muizenberg et ses cabanons colorant la plage avant de retraverser la péninsule d’est en ouest pour remonter au Cap par la route de Camps Bay.

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Le brouillard était tombé sur la ville et la circulation était très dense par endroits. Nous avons été contents d’arriver à bon port sans encombre et de trouver une place de stationnement à proximité de l’auberge. Nous avons alors retrouvé Loïc et sommes allés manger avant de rentrer nous coucher.

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Malgré le bruit des fêtards et la musique des clubs nous avons dormi d’un bon sommeil jusqu’à 3h15 du matin, heure où le réveil nous a sorti du lit pour partir à Gansbaai avec Loïc. Le programme du jour était chargé en adrénaline. Nous avions rendez-vous pour une plongée en cage avec les grands requins blancs. Avant cela il nous fallait deux bonnes heures de route. Un minibus affrété par l’agence est venu nous récupérer et nous avons pu terminer notre nuit tant bien que mal. Nous sommes arrivés à l’agence Sharklady alors qu’il faisait encore nuit. Un petit-déjeuner nous a été servi du temps que nous écoutions Lance (le skipper) nous briefer.


Le jour levé nous avons pris place dans le bateau, puis celui-ci a été mis à l’eau et nous sommes partis au milieu de la baie. Nous laissions une trainée d’huile de poisson frais sur notre passage pour attirer les requins. Une fois le bateau ancré, un appât fait de têtes de thon a été jetée à proximité puis l’attente a commencée. Nous étions une quinzaine de personnes : Loïc, moi et un groupe de jeunes étudiants de l’université du Cap. Un premier groupe s’est équipé de combinaisons épaisses avec cagoules et bottillons et a sauté dans la cage après qu’un premier requin a été aperçu. Quarante-cinq minutes et trois attaques de requins plus tard c’était à notre tour d’enfiler les combinaisons et d’entrer dans la cage. Le choc thermique a été violent. L’eau était à 12°C. Un peu froid pour rester si longtemps immobiles.

Autour de la cage des dizaines de petits poissons avaient été attirés par l’odeur de la trainée d’huile de thon. Après plusieurs minutes qui m’ont parues interminables, tout grelottant que j’étais, j’ai aperçu un requin nageant au dessous de la cage sans que personne d’autre ne l’ait vu. J’ai donné l’alerte mais le passage était trop furtif pour que d’autres le voient. Le froid étant vif, nous sommes sortis de l’eau deux fois avant que le skipper ne crie enfin « shark ! » Nous avons alors sauté dans la cage sans nous poser de question et avons appliqué la procédure pour observer le requin en toute sécurité. Cramponné à la cage d’une main, la caméra dans l’autre, j’ai pu filmer l’animal d’une longueur de deux ou trois mètres environ qui nageait calmement le long de la cage. Ma fascination et mon respect pour le grand blanc étaient à son paroxysme et je ne songeais plus à la peur. Je voulais profiter de ce moment le plus possible, oubliant même de reprendre ma respiration. L’instant m’a paru trop court, mais il a fallu sortir de l’eau pour laisser la place au dernier groupe.
Plus chanceux que nous, ils n’étaient pas dans l’eau depuis plus de deux minutes qu’un requin joueur (ou affamé ?) a sauté sur l’appât à plusieurs reprises, déclenchant les cris enthousiastes de tout le monde sur le bateau.

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Après plus de 3h en mer nous avons regagné le port puis l’agence où un déjeuner léger nous a été servi pendant qu’on regardait les vidéos faites par le caméraman à bord. Le minibus nous a alors ramené à l’auberge où nous avons partagé notre expérience avec Maxi et Isabel, une jeune portugaise du même dortoir que moi.

Notre dernier soir tous ensemble s’est passé dans un restaurant de Longsteet, puis quelques autres établissements qui disposaient de sympathiques balcons donnant sur la rue pleine de cyclistes en cette nuit de pleine lune, tradition captonienne.

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L’ambiance était très chaleureuse et aucun d’entre nous n’avait vraiment envie que la soirée se termine. Loïc avait un bus très tôt le lendemain matin et nous a fait ses adieux alors qu’on s’apprêtait à faire une partie de billard avec mes deux autres camarades. Ça a été la partie la plus longue de ma vie, nous enchaînions les coups plus mauvais les uns que les autres tout en écoutant de la musique. Nous avons rejoint nos chambres après 2h du matin, à contrecoeur.

Pour notre dernière matinée avec Isabel et Maxi, nous sommes allés prendre un bon petit-déjeuner complet avant de faire les boutiques. Je devais remplacer mes chaussures qui avaient rétrécies au séchage à Sainte-Hélène. En fin de matinée nous sommes retournés à l’auberge pour échanger nos contacts puis ils m’ont fait leurs adieux. Ils devaient prendre tous les deux un vol pour Johannesburg, Isabel retournant au Portugal et Maxi se rendant directement aux chutes Victoria avant de remonter petit à petit sur la côte est de l’Afrique. Je me retrouvais à nouveau seul et le temps était à nouveau froid et gris, de quoi rendre le reste de la journée plutôt triste.

Je décidais de passer une dernière journée au Cap avant de partir rejoindre Loïc à Jeffreys Bay, sur la Garden Route, comme il me l’avait proposé. Le beau temps étant revenu, j’ai profité de l’ambiance agréable des jardins de la Compagnie avant de visiter Slave Lodge, l’ancienne maison des esclave de la Compagnie des Indes Orientales transformée en musée. En fin d’après-midi j’ai rejoint Rouen, l’hôte de couchsurfing qui m’avait hébergé à mon arrivée de Mongolie, pour aller regarder le coucher de soleil depuis les flancs de Lion’s Head, une des montagnes célèbres du Cap. Encore une fois le spectacle valait le coup d’oeil. Nous avons fini la journée dans un restaurant de son quartier avant qu’il ne me ramène à l’auberge. À l’aube je me suis rendu à la gare pour prendre mon bus qui allait m’emmener à Jeffrey’s Bay, à 11h à l’est du Cap, pour vivre de nouvelles aventures.

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J’ai gardé du Cap des souvenirs mitigés. La ville en elle-même est très belle, agréable et il y fait bon vivre, malgré les nombreux mendiants qui vous réclament de l’argent ou de la nourriture en permanence. La péninsule est magnifique et pleine de surprises, avec des paysages à couper le souffle. J’ai rencontré des gens très sympathiques et chaleureux avec qui j’ai passé des moments formidables, le genre de personnes faciles à vivre et avec qui je pourrais voyager des mois durant.
Tous ces bons côtés n’ont fait que rendre les mauvais moments plus difficiles encore. Je découvrais l’hiver sud-africain après plus de trois mois de beau temps, le vent et les fortes pluies du Cap… Les jours en solitaire n’ont pas été très heureux, notamment le jour de mon anniversaire. Le Cap m’a fait expérimenter le phrase de Chris McCandless (Into the Wild) : « Le bonheur n’est réel que quand il est partagé. »

Le Cap en vidéo :

Afrique du Sud – Le Cap from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans les albums suivants :

Je posais le pied à terre après cinq jours de mer, devenant ainsi l’un des premiers voyageurs à venir visiter l’ile directement depuis la Mongolie. Ma première sensation fut tout à fait plaisante. Les dockers comme les agents de l’immigration ont été des plus sympathiques et souriants. J’avais un peu l’impression d’être le nouveau venu dans un village. La communauté des saints (c’est ainsi que se nomment les habitants de Sainte Hélène) est en effet très petite, moins de 4000 habitants, et tout le monde se connait.

Les formalités d’usage effectuées dans une joviale décontraction, je me suis retrouvé sur le quai où de nombreux saints étaient présents pour accueillir parents, amis ou collègues, comme à chaque fois que le RMS arrive ou repart. Hugh, mon hôte trouvé via le site de couchsurfing (là aussi, une première à Ste Hélène) m’attendait avec d’autres de ses collègues venus accueillir certains des employés de Basil Read, la société en charge de la construction de l’aéroport. Les présentations faites, nous sommes montés à bord de son 4×4 et avons traversé la « capitale », Jamestown, moins de 800 habitants, pour nous rendre jusqu’au village des Briars, où j’allais loger durant 9 jours. La route était étroite et sinueuse, mais bordée d’un grand nombre d’espèces de plantes et d’arbres colorés qui la rendait très agréable. Après quelques minutes de route seulement, nous étions arrivés devant une petite maison toute en longueur. De l’intérieur, les baies vitrées nous permettaient d’avoir une vue splendide sur la vallée, Jamestown et l’océan d’une part, et la heart-shapped waterfall (chute d’eau en forme de coeur) de l’autre. Les Briars est sans doute l’un des meilleurs endroits pour séjourner sur Ste Hélène, avec un climat assez clément par rapport à d’autres parties de l’ile.

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J’ai commencé à prendre mes marques alors que Hugh repartait travailler, puis à son retour en milieu d’après midi il m’a emmené faire une première découverte de l’ile. Nous avons roulé en direction de Half Tree Hollow, un district ensoleillé sur les hauteurs de Jamestown, où la vue sur l’océan était à couper le souffle, puis St Paul, Alarm Forest, les éoliennes de Deadwood plain avant de finir à Rupert’s bay par la nouvelle route construite pour les travaux de l’aéroport. Au coucher du soleil nous avons regagné les Briars où nous avons mangé tôt, à l’anglaise.

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Au matin du deuxième jour, le temps était nettement moins agréable ; je me suis contenté de regarder le paysage par la fenêtre. Heureusement le vent a chassé les nuages au cours de la matinée et dès les premiers rayons de soleil je suis descendu à Jamestown en une vingtaine de minutes de marche. J’ai fait le tour de la bourgade, ses quelques magasins, la poste, l’hôtel Consulate avec sa statue de Napoléon trônant fièrement sur le balcon, ses nombreuses petites églises et sa cathédrale, le château et son jardin ainsi que le musée situé dans un ancien entrepôt de la Compagnie Anglaise des Indes Orientales qui présente l’Histoire de l’ile, sa colonisation, ses espèces naturelles et quelques belles pièces archéologiques remontées des plusieurs épaves qui reposent sur les fonds de la baie de Jamestown.

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La remontée vers les Briars a été beaucoup plus longue et fatigante que la descente, mais je suis arrivé à temps, avant que le mauvais temps ne revienne. En fin d’après-midi, alors que nous jouions à la console avec Hugh, le courant est parti, nous laissant dans le noir pendant une bonne heure. Nous en avons profité pour beaucoup discuter et nous nous sommes découvert un intérêt commun pour les chants de Noël, que nous n’avons pas tardé à passer en boucle une fois le courant rétabli. Après le repas nous avons rendu visite à un collègue et son épouse qui nous ont offert café et biscuits faits maison, et avons longuement conversé avant de partir faire une visite de nuit des travaux de l’aéroport. Des ouvriers travaillent jour et nuit pour que le chantier soit terminé dans les délais.

Le troisième matin, je suis parti en direction du pavillon des Briars, première résidence de l’Empereur Napoléon à Sainte Hélène, lorsqu’il fut hébergé par la famille Balcombe. Après une courte marche de quelques minutes sous la bruine, je me suis promené dans les jardins fleuris du pavillon en attendant le reste des visiteurs. Ce n’étaient que des têtes connues, vues sur le bateau. La visite du pavillon en lui-même a été assez courte, la bâtiment historique ne comportant qu’une seule pièce, mais très bien meublée et décoré. Un plafond blanc, des murs verts, un buste de l’Empereur trônant sur le marbre de la cheminée dans l’angle, une table, quelques chaises et autres meubles de styles anglais, quelques gravures et peintures représentant les personnages relatifs au lieu, et à droite en entrant, une statue en pied de Napoléon scrutant l’horizon par la fenêtre.

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La visite terminée, j’ai pris le chemin du retour et j’ai croisé Hugh qui venait me chercher. Nous sommes descendus faire quelques courses en ville qui ce jour-là était très animée car jour de paye chez Basil Read. Profitant d’une éclaircie, nous nous sommes rendus dans la vallée des géraniums où se trouve la tombe de Napoléon. Le chemin était très glissant et la marche délicate. Tout autour de nous, de nombreux arbres de différentes essences, des pins, des palmiers… A l’approche de la tombe, je sentais l’émotion grandir en moi. J’ai vite compris pourquoi Napoléon avait désiré reposer en ce lieu, si paisible et plein de sérénité. Quelques minutes après notre arrivée nous avons été rejoints par Michel Dancoisne-Martineau (Consul de France à Ste Hélène) qui accompagnait Serge, un des français rencontré sur le bateau.

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Nous avons discuté quelques minutes avant de reprendre notre route pour Sandy Bay. Elle était des plus étonnantes. En quelques kilomètres nous sommes passés d’un milieu de forêt humide à des collines pelées tombant dans l’océan, creusées par une vallée de verte prairies parsemée de palmiers. Tout autour de la baie, des restes bien visibles de fortifications, et des canons rouillés restés sur place depuis plusieurs siècles. rendant Sandy Bay imprenable, n’en déplaise aux amateurs du film d’Antoine De Caunes « Monsieur N ».

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J’ai été très étonné de trouver l’eau plutôt chaude, malgré la saison hivernale, et en voulant m’approcher un peu plus j’ai été surpris par une vague qui m’a fait m’étaler de tout mon long sur le sable noir de la plage (immortalisé par Hugh, ci-dessus, hum…). Nature 1 – Homme 0.
Nous avons alors traversé l’ile pour rejoindre la plage de Rupert’s bay, ou une autre vague a eu raison de mes chaussures et de mon pantalon. Nature 2 – Homme 0. Le match définitivement perdu, nous sommes rentrés à la maison, le temps de sécher. En début de soirée nous sommes descendus en ville pour aller boire un coup dans un des deux bars situés sur le port, où la moitié des habitants de l’ile se pressait, comme tous les jours de paye chez Basil Read. Après une heure entre deux enceintes surpuissantes nous sommes partis acheter à manger avant de retrouver le calme des Briars.

Le samedi matin j’avais rendez-vous au port avec Anthony, le gérant du club de plongée pour ma première plongée en eau « froide », 22 ou 23°C tout de même. Une dizaine de plongeurs étaient déjà là, entièrement équipés. Je les ai rejoints rapidement après avoir enfilé mes deux combinaisons (une courte et une longue) et mes bottillons un peu trop petits. Nous avons fait une vingtaine de minutes de bateau pour nous rendre sur les lieux de la plongée du jour. Après le briefing nous nous sommes mis à l’eau pour une petite heure de bonheur dans les eaux limpides qui baignent l’ile. J’ai vite retrouvé la sensation de bien être au milieu d’un nuage de poissons colorés et inattendus à cet endroit du globe. J’ai également fait ma première rencontre avec une murène ainsi qu’avec une belle raie manta, curieuse et joueuse qui nous a rendu visite durant les vingt dernières minutes sous l’eau. L’instant était si magique que j’en ai profité jusqu’à vider complètement ma bouteille d’air.

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Dimanche, Serge m’a convié à partager le tour en 4×4 qu’il avait réservé avec Aaron, pour une visite guidée des principaux districts de l’ile. Le temps était pluvieux et très venteux, mais nous avons finalement eu beaucoup de chance, les nuage se dégageant quelques minutes à chaque point de vue. Le programme était assez chargé : Les Briars, Alarm Forest, Deadwood plain, Flagstaff, Longwood, Horse Point d’où nous avions une vue dégagée sur les travaux de l’aéroport, puis Millenium forest avant d’aller voir la bellstone, une grosse roche qui sonne comme une cloche.

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Nous sommes descendus manger à Sandy Bay avant de filer dans la partie sud-ouest de l’ile, White point et Man and Horse d’où nous avions une magnifique vue sur les iles Speery. Sur la route de Jamestown nous nous sommes arrêtés à Plantation house pour tenter d’apercevoir Jonathan, une tortue terrestre de plus de 180 ans, le plus vieil être vivant au monde. La journée s’est terminée au sommet de l’échelle de Jacob.

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Lundi matin, je suis parti pour Longwood House où j’ai croisé Michel Danscoine-Martineau dans les jardins. C’est grâce à lui si vous pouvez apprécier les images intérieures de la maison de Napoléon. Merci encore, Michel ! 
La visite a été très émouvante. Se retrouver dans ces lieux chargés d’Histoire, au mobilier d’époque, pleins de souvenirs impériaux, sentir la présence de ses habitants dans la salle du billard ou le salon qui a recueilli le dernier souffle de l’Empereur, s’imaginer les courses de chevaux à Deadwood plain en regardant par la fenêtre de la chambre de Napoléon (d’une simplicité extrême) étaient des moments uniques et très forts.

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Dans l’après-midi j’ai visité la distillerie de l’ile, la plus isolée au monde, où j’ai pu goûter les quatre spécialités locales : le Tungi spirit, fait à base de figues de barbarie locales, le White Lion Spiced Rum, le Midnight Mist, liqueur de café produit sur l’ile, ainsi que le Jamestown Gin élaboré à partir des baies de genévrier des Bermudes que l’on trouve en abondance à Sainte Hélène.


Après plusieurs jours intenses, je me suis reposé toute la matinée du mardi avant d’aller visiter Plantation House, résidence des gouverneurs de l’ile. Une vraie maison britannique, très cossue. La visite s’est poursuivie dans les jardins, toujours à la recherche de Jonathan la tortue, finalement trouvé caché sous un arbre.


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La dernière journée sur l’ile étant très belle, j’ai décidé de faire l’ascension de l’échelle de Jacob et ses 699 marches. La pente était rude et j’ai dû m’arrêter plusieurs fois avant d’arriver au sommet après un quart d’heure. Là, j’ai discuté avec un saint qui scrutait l’horizon à la recherche de quelques baleines ou dauphins. La descente fut aussi fatigante que la montée mais j’ai pu faire une pause lorsque j’ai croisé une famille d’écossais que j’avais également côtoyé à Longwood, aux Briars et chez le gouverneur. Ils ont été bien plus rapides que moi…

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Sur le chemin du retour deux dames en voiture se sont arrêtées pour me proposer de déposer, ce que j’ai accepté avec plaisir. Pour notre dernière soirée avec Hugh, nous sommes allés manger dans un petit restaurant de Jamestown qui ne payait pas de mine mais qui s’est révélé délicieux, quoi qu’un peu cher, comme tout sur cette ile. Rentrés aux Briars nous avons fait le point sur ma consommation Internet de la semaine. Malgré tous mes efforts, j’avais explosé l’abonnement mensuel d’une centaine de livres, une somme colossale ! On est encore loin du WiFi illimité et des téléphones 3G pour sortir les saints de leur isolement…

Jeudi matin, j’étais levé à l’aube pour faire mes adieux à cette ile que j’avais tant appréciée. Nous avons pris un copieux petit-déjeuner sur le port parmi d’autres passagers. C’était la grande affluence. Après une dernière balade sur le port, Hugh a dû partir travailler, comme tous les autres employés de Basil Read. Les dernières procédures douanières effectuées, nous avons embarqué sur les navettes qui nous ont conduits jusqu’au RMS pour le voyage retour.

Je me souviendrai longtemps de mon passage sur cette petite ile perdue qu’on dit inhospitalière mais qui a pourtant tant à offrir, de l’accueil de ses habitants, de leur gentillesse et leur sourire qui m’ont beaucoup touchés. Hugh a été un hôte extraordinaire, chaleureux et disponible, avec le coeur sur la main ; il a tout fait pour que mon séjour soit inoubliable.

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La multitude des sentiments ressentis sur ce caillou font de Sainte Hélène un des temps forts de mon voyage dont vous pouvez voir un aperçu dans les deux vidéos qui suivent.

Tour de Sainte Hélène from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Napoléon et Sainte – Hélène from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans les albums suivants :