Carnet de voyage | | Page 2

Des souvenirs plein la tête au retour du désert de Gobi, il me restait encore quelques jours avec mes compagnons pour assister au Nadam, fête nationale mongole. Revêtu de mon beau deel acheté au « marché noir » d’UB, j’étais paré pour profiter de la cérémonie d’ouverture au stade national, où se succédèrent militaires à cheval, danseurs colorés et athlètes, avant le discours du président mongol. La partie la plus étonnante restera toutefois le moment où les militaires en treillis se mirent à danser eux aussi. Surréaliste. Durant deux jours se déroulèrent compétitions de lutte mongole, où des colosses revêtaient des slips et des manches rouges ou bleus, des tournois de tir à l’arc, où les archers portant de tenues traditionnelles devaient faire tomber des cubes en bois, et des courses de chevaux où des gamins de moins de 12 ans chevauchaient sur des dizaines de kilomètres avant de franchir la ligne d’arrivée complètement épuisés.
Le dernier soir avait lieu un concert géant devant le parlement, où toutes les stars de la musique mongole étaient présent devant une foule en délire.

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Le jour J arrivé, j’ai dû faire mes adieux à mes compagnons de voyage avec qui j’avais partagé de si belles choses pour entamer un marathon de plusieurs jours qui me conduirait à Sainte Hélène, sur les traces de Napoléon. La première étape, rallier Pékin pour une escale d’une journée, l’occasion de visiter la Cité Interdite avant de m’envoler pour Johannesbourg en Afrique du Sud, puis Le Cap où je restais deux jours à attendre le RMS Saint Helena.

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Pour ceux qui ne le sauraient pas, Sainte Hélène est une petite ile dans l’océan Atlantique sud, à 1930 km des côtes africaines à vol d’oiseau, et 3500 km des côtes brésiliennes, ce qui en fait la deuxième ile la plus isolée au monde après Tristan da Cunha, plus au sud. Elle fait partie des territoires d’outremer du Royaume-Uni. C’est là que les Britanniques ont retenu prisonnier l’empereur Napoléon 1er en 1815, et où il est mort le 5 mai 1821.

Le Royal Mail Ship Saint Helena :
c’est un bateau de sa gracieuse majesté mesurant 105 mètres de long, transportant du fret et 150 passagers tout au plus. C’est à ce jour le seul moyen de transport permettant d’accéder à l’ile, à raison d’un voyage toutes les 3 à 4 semaines avant la mise en service de l’aéroport prévue pour 2016. Le voyage dure 5 nuits, puis le bateau est déchargé de sa cargaison qui permet de ravitailler les « Saints » en produits plus ou moins frais et en autres biens de consommation, rien ou presque n’étant produit sur l’ile. Après une paire de jours, le RMS reprend sa route vers l’ile de l’Ascension à 1300 km au nord-ouest, avant de revenir récupérer ses passagers (touristes comme habitants) pour les ramener au Cap en 5 jours de plus. C’est pour ainsi dire une véritable aventure que de se rendre sur Sainte Hélène, une sorte de voyage hors du temps qui rappelle un peu les expéditions maritimes des siècles passés… bon, en un peu plus luxueux malgré tout.

Prêt pour l'embarquement.

Prêt pour l’embarquement.

Bef, après ces quelques généralités, revenons à nos moutons.
C’était là mon tout premier voyage en bateau, et l’excitation était grande. Après avoir été accueilli à bord par l’équipage, je m’installais dans ma cabine sur le pont C, la moins chère disponible, réservée plus de 6 mois à l’avance. C’était une petite cabine au fin fond du bateau, près des douches, sans hublot, sans lumière du jour, de 6 à 7 m2 environ et comportant deux lits superposés, un lavabo, deux placards et un autre petit meuble avec quelques tiroirs. Très vite j’ai fait connaissance avec mon colocataire, Olivier, un des trois autres français se trouvant à bord. Le hasard fait parfois bien les choses.

En fin d’après-midi nous avons enfin pris la mer, par gros temps. Les creux de plusieurs mètres (10 mètres ont dit certains) ne facilitaient pas les déplacements. Comme de nombreux passagers je ne me sentais pas vraiment très bien, mon cerveau se sentant en perpétuel déséquilibre. J’ai dû m’allonger un peu en attendant l’heure du diner, annoncé par la sonnerie caractéristique qui allait ponctuer nos journées durant la traversée, les repas étant la chose la plus intéressante de la journée sur un bateau où les activités sont réduites. J’étais du second service, à 20h. Encore un peu endormi, j’ai mis une dizaine de minutes à trouver la salle à manger dans ce le dédale de couloirs et d’escaliers. La salle était à moitié vide ; beaucoup de passagers malades avaient gardé leur chambre. J’étais placé à une table de six mais nous n’étions que trois personnes, Lee, un britannique, et Urs, un professeur de pharmacologie en retraite de l’université de Genève. Ce dernier, très sympathique, mangeait absolument tout avec des baguettes chinoises. Le menu était digne d’un restaurant étoilé, et ne proposait pas moins de 4 plats. Ne me sentant toujours pas très bien, je me suis forcé à manger un peu, mais j’ai bien vite regagné mon lit. La position allongée était la seule que j’arrivais à supporter en ce premier soir. J’ai donc dormi une douzaine d’heures, plutôt bien, bercé par le ronronnement des moteurs.

La mer s’est peu à peu calmée et les jours suivants ont été bien plus agréables, quoiqu’assez monotones. La journée type peut se résumer à un lever matinal, vers 7h, suivi d’un très gros petit-déjeuner avec céréales, fruits, toasts et confitures à volonté, bacon et oeufs, jus de fruits, café, thé… La matinée était passée dans un des deux lounges à regarder les documentaires diffusés, lire, écrire ou discuter avec d’autres passagers du temps qu’étaient organisées des activités sur le pont, cricket et autres jeux britanniques. A l’heure du déjeuner, deux choix s’offraient à nous, le menu excellent de la salle à manger ou un très bon buffet servi dans le sun lounge. Les après-midi étaient propices à la lecture ou à regarder des films, ainsi qu’au repos car j’en avais bien besoin après trois mois de voyage. À 18h45 la sonnerie du premier service retentissait et à 20h celle du second service, avant de regagner la cabine.

Ces 5 jours ont été l’occasion de rencontrer des personnes d’horizon très différents, à commencer par les trois autres français du bateau, à savoir le consul de France à Sainte Hélène, M. Dancoisne-Martineau, Serge qui travaille dans le financement cinématographique, et Olivier qui a acheté une maison sur l’ile et tente de développer la commercialisation des produits issus de la distillerie de Sainte Hélène. J’ai également pu rencontrer plusieurs professeurs d’universités américaine, canadienne et suisse, des conseillers de l’ile et son ministre de l’éducation, un député britannique, des médecins, le patron de la société qui construit l’aéroport ainsi que certains de ses employés, des saints rentrant en vacances sur l’ile après plusieurs mois de travail en Afrique du Sud et ailleurs, ou encore des natifs de l’ile revenant sur les lieux de leur enfance. Pour ma part j’étais le globe-trotteur venant tout droit de Mongolie pour découvrir cette ile perdue et ses habitants, au grand étonnement de mes interlocuteurs.

Au matin du 6ème jour, nous avons aperçu ce petit bout de terre parsemé d’arcs-en-ciel sous un dôme de nuages. Le bateau a été accueilli par une bande de dauphins pendant que nous faisions le tour de l’ile pour jeter l’ancre dans la baie de Jamestown, sur la cote nord-ouest. La première vue de Jamestown qui m’est apparue était similaire à toutes ces vieilles gravures que j’avais pu voir, comme si la ville était restée figée au XVIIIème siècle.

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J’ai ressenti un forte émotion à la vue de ce rocher qui parait insignifiant mais qui est pourtant si mythique ! Après des moments d’attente qui m’ont parus interminables, les conteneurs ont été déchargés, puis est venu le temps de débarquer du bateau en plusieurs groupes pour prendre place à bord de petites embarcations et parcourir les dernières centaines de mètres, Sainte Hélène n’ayant pas de quai accessible pour un navire de cette taille.

Welcome to Saint Helena !

Sainte Hélène – l’attente from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

De retour à UB au bout de 9 jours sur les pistes nous avons pris quelques jours de repos dans la capitale, histoire de s’habituer à nouveau à la civilisation, et de préparer un nouveau départ. Une soirée avec Meg et ses collègues fut organisée pour fêter notre retour ; une soirée très conviviale dont je semble être le seul à me souvenir de tout…

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Prochain objectif, 8 jours dans le désert de Gobi, toujours avec Jack et Claire, ainsi qu’Isabelle et Quentin, deux voyageurs français rencontrés sous une des tentes géantes dressées en ville à l’occasion du match de foot de la coupe du monde France – Nigeria, et de Yacintah, une belge inscrite quelques minutes avant le départ. Nous voici donc 6 dans le van de « Oggi , carrure d’un lutteur mongol, béret vissé sur la tête, sourire aux lèvres. Uyanga, notre guide du tour précédent, était aussi de la partie pour notre grand bonheur.
Premier jour de route, à travers les bouchons de la capitale, où par moments la double voie se transforme en triple voie ou deux fois deux voie, tantôt roulant à gauche, ou à droite, on ne sais trop comment.

Nous avons roulé plusieurs heures vers les montagnes sacrées de Baza Gazriin Chuluu en faisant connaissance avec les nouveaux venus. Le paysage changeait peu à peu au fil du temps. En milieu d’après-midi nous avons atteint les montagnes et nous avons gravi le sentier pour contempler le paysage environnant avant de gagner notre premier camps de yourtes à 5 kilomètres de là.

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Nous avons été accueilli par une famille qui élevait des chèvres. Les 3 enfants de la famille, des filles dont la plus âgée ne devait pas avoir plus de 10 ans étaient déjà bien autonomes et débrouillardes. Se sentant observée lors de la traite des chèvres, la cadette m’a fait signe de la rejoindre et m’a initié à la technique traditionnelle. Après le repas nous sommes allés marcher sur la colline avec Isabelle et Quentin, et nous avons échangé sur la philosophie du voyage, le regard tourné vers le coucher de soleil avant de rentrer nous coucher.

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Au matin du deuxième jour, c’est l’odeur du petit déjeuner qui nous a sortis de nos lits. Uyanga nous avait fait un breakfast anglais qui nous a permis de tenir toute la matinée sans problème. Nous avons pris la route vers Tsagaan Suvarga, et ses falaises impressionnantes.
Comme souvent en Mongolie, le spectacle se trouve au détour d’un virage. C’est ainsi qu’après avoir fait une grande boucle sur les pistes poussiéreuses nous nous sommes retrouvés à grimper des monticules de cailloux où l’expérience d’Oggi fut indispensable pour atteindre le sommet du plateau et profiter de la vue à couper le souffle. Nous nous sommes ainsi baladés de promontoire en promontoire, tutoyant le vide avec confiance et insouciance. Nous sommes restés là longtemps, peut-être plusieurs heures, le temps était comme arrêté.

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Nous avons repris la route pour rejoindre notre camps de yourtes à quelques kilomètres. Cette fois c’est une famille éleveuse de chameaux qui nous a accueillis au milieu d’une plaine de cailloux monotone, et pourtant si vivante. Les animaux criant, les enfants jouant au volley dans le soleil déclinant… Après le repas une gerboise peu farouche est venue manger les miettes, sautillant entre nos pieds, nous détournant quelques instants de notre observation des étoiles dans le ciel pur du désert mongol dénué de toute lumière artificielle.

Le troisième jour nous a vu prendre la direction de Yoliin Am, dans le parc national de Gobi Gurvansaikhan. D’une plaine de cailloux nous sommes peu à peu revenus à un paysage plus vert et vallonné. Nous nous sommes arrêtés dans une petite ville pour faire quelques provisions, et avons déjeuné dans les gradins d’une sorte d’hippodrome à la sortie du bourg, nous protégeant ainsi du vent du temps que nous mangions de délicieux et non moins gras « khouchours », beignets à la viande de mouton.

Nous avons atteint notre destination en milieu d’après-midi. Une vallée au parois escarpées et vertigineuses parcourue par un petit ruisseau d’eau pure et froide. Partout, des hamsters courant d’une cavité à une autre en lançant de petits sifflements. Après plusieurs minutes de marche, la vallée devenait plus étroite et ombragée, et on pouvait sentir la température baisser. Et puis, on a vu ce pourquoi on était là. Dans la partie la plus étroite, le ruisseau laissait la place à un glacier. Un glacier de plusieurs centaines de mètres de long au milieu du désert ! Nous l’avons parcouru avec prudence car la glace était souillée par de la terre, ce qui la rendait encore plus glissante. Moments surréalistes.

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De retour au van, nous nous sommes remis en route, puis avons bifurqué dans une petite vallée où une source se frayait un chemin dans une rigole au milieu des graviers. Par endroits, des tapis d’herbe verte et grasse. Nous nous sommes arrêtés là et avons décidé de planter les tentes. L’endroit était magique et seuls les hamsters venaient rompre le silence absolu. Uyanga s’est attelée à la préparation du repas du temps que nous nous relayons à la douche de campagne installée à l’abri des regards entre deux blocs de rochers. Le délicieux diner s’est poursuivi par plusieurs tours de chants où chacun a pu exprimer ses qualités et faire découvrir aux autres quelques chansons de son pays. L’orage a malheureusement écourté cette soirée qui restera un grand souvenir de par son cadre et les moments forts en émotions.

Au petit matin, le soleil nous a souhaité le bonjour, et nous avons attendu que les tentes sèchent en mangeant notre petit déjeuner, avant de tout plier et de partir. La vallée s’est peu à peu rétrécie et nous avons dû descendre du van pour qu’Oggi puisse négocier le passage le plus délicat.

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Après quelques kilomètres nous avons pris un chemin sur la droite qui montait et chahutait, menant sur le plateau dans lequel était taillé cette vallée enchanteresse et totalement invisible. Nous avions des montagnes de part et d’autre de la route, et nous roulions vers les fameuses dunes de sable du désert de Gobi en écoutant nos musiques mongoles favorites (que vous pouvez retrouver dans mes vidéos sur la Mongolie) comme chaque matin. 
La route avait été fatigante. J’ai dormi une bonne partie de l’après-midi, et c’est la chaleur du désert qui m’a sorti de la yourte. Uyanga était en train de préparer des sushis avec ce dont nous disposions comme provisions, à savoir des feuilles de laitue de mer déshydratées, du riz, du thon en boite et quelques autres ingrédients basiques. Quelle sensation étrange que de manger des sushis aussi bons faits avec trois fois rien au pied d’une dune dans le désert ! La Mongolie est décidément pleine de surprises.
Pour terminer la journée en beauté, nous avons décidé de monter sur les dunes pour voir le soleil se coucher. Après avoir traversé une rivière et ses abords boueux par endroits, ou craquelés à d’autres, nous avons gravi la dune abrupte, non sans mal, pour nous asseoir à son sommet et laisser la nature faire son travail. Jack, le plus jeune de la bande, s’est pris d’une envie soudaine de jouer dans le sable, et a bien vite été rejoint par Quentin, sous les yeux amusés de tous. Le soleil couché, nous avons regagné notre yourte pour une nuit bien méritée.

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Au matin du cinquième jour nous sommes partis dans un camp voisin pour faire une petite balade en chameau, amusante mais plutôt odorante et assez monotone. Nous avons été contents de ne faire qu’une heure et non une journée entière. Mon chameau avait des bosses tombantes, ce qui ne le rendait pas très beau, mais il était sans doute le plus propre de tous, ce qui m’a réjouit en voyant les déboires de mes petits camarades… En fin de matinée nous sommes repartis pour aller à Bayanzag, les falaises flamboyantes, connues pour les nombreux fossiles de dinosaures qui y ont été découverts . Le vent y était très fort mais le coup d’oeil des plus beaux. Une tempête de poussière s’est levée alors que nous étions en route pour le camp, le phénomène fut très impressionnant. A proximité de ce campement nous avons eu l’opportunité de prendre une douche chaude, ce qui n’était pas arrivé depuis cinq jours. La tempête sévissant encore, nous avons mangé dans la yourte et n’avons mis le nez dehors que pour admirer l’horizon s’embraser au moment du coucher de soleil.

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Le sixième jour nous nous sommes tous retrouvés dans la tente d’Uyanga pour faire des pancakes, c’était plus convivial que de la regarder cuisiner, même si elle le faisait à merveille. Nous ne sommes partis qu’en fin de matinée pour nous rendre dans un camp proche d’une rivière ou nous pourrions nous baigner. Le bâtiment principal du camp était bâti comme un petit château en pierre de taille flanquée de tours, le tout abritant une salle commune avec quelques tables.
Le lieu étant propice au repos, j’ai dormi une bonne partie de l’après-midi et ne me suis levé que pour donner un coup de main à Oggi qui nous préparait des sortes de beignets farcis d’une garniture à base de riz et de légumes. La cuisine fut vraiment un moment très apprécié par tous, les mains pleines de farine et les bouches pleines de sourires. La soirée s’est terminée autour de quelques bières dans une cascade de fous rires.

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L’avant dernier jour du périple devait être une une journée fatigante passée sur les pistes. Après avoir accommodé les restes de la veille pour le petit-déjeuner, nous avons barboté au bord de la rivière, car pas assez d’eau pour nager, avant de déjeuner et de reprendre la route. Nous avons peu à peu retrouvé la verdure des steppes en remontant vers le nord. Oggi était à la recherche d’une famille d’éleveurs de ses connaissances qui pourraient nous héberger et nous fournir de l’aïrag, du lait de jument fermenté, boisson nationale mongole. Malheureusement c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

La pluie nous ayant rattrapés, pas question de camper, il fallait trouver des hôtes. Nous avons parcouru les hauteurs en van pour tenter d’apercevoir quelques yourtes. Après de longs moments, nous avons finalement vu des points blancs au loin et nous nous y sommes rendus. De près, le camp ne payait pas de mine. Quatre petite yourtes, deux gros chiens de garde pas commodes, un jeune couple travaillant sous la pluie, un troupeau de chèvres et de moutons, quelques vaches. Oggi s’est approché des habitants et leur a demandé l’hospitalité, ce qu’ils ont de suite accepté avec le sourire. C’était la première fois qu’ils voyaient des étrangers.

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Après avoir attaché les chiens, le jeune père de famille nous a invité à entrer dans sa yourte pour s’asseoir autour du poêle, non sans avoir fait un peu de rangement auparavant. Son épouse a déroulé des tapis, déplacé quelques meubles et nous avons pu nous installer et les regarder continuer à vivre leur vie de tous les jours. On nous a offert fromage et yaourt du jour, puis nous avons préparé le repas avec nos dernières provisions, repas que nous avons partagé avec toute la famille, le jeune couple, leurs deux jeunes enfants et leur 3 neveux et nièces présents « à la campagne » pour les vacances.

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Le soleil déclinant, nous sommes sortis pour aider la famille dans leur tâches, traire les vaches avec la mère, rassembler le troupeau de chèvres et moutons avec les enfants, mais aussi jouer avec eux pendant de longs moments. Ces moments furent extraordinaires. Nous ne nous pouvions pas nous parler, et pourtant nous nous comprenions en communiquant à grand coups de sourires et de regards. La petite fille était entre de bonnes mains avec Claire, Isabelle et Yacintah tandis que les garçons nous donnaient du fil à retordre, Jack, Quentin et moi. Après leur réserve des premiers moments, les enfants avaient fini par nous adopter et on ne saurait dire qui étaient les véritables gamins dans le lot, tellement nous prenions plaisir à jouer avec eux. Après notre dernier coucher de soleil, les enfants nous ont pris par la main et nous ont emmené dans la yourte des grands-parents pour partager leur diner, et le grand-père a fait tourner le « Khoorog », flacon de tabac à priser, en guise de bienvenue.

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La soirée fut très forte en émotion pour nous comme pour nos hôtes, chacun se sentant honoré d’être en la présence de l’autre. Nous nous sommes couchés après le repas, la mère ayant allumé un bon feu dans le poêle, pour nous réchauffer et préparer le beurre avec le lait du soir par la même occasion.

La nuit a été courte et assez froide après que le feu se soit éteint. Les journées commencent tôt dans la steppe. A 5h30 la mère est venue nous réveiller et commencer ses tâches quotidiennes. Nous avons alors refait nos sacs pour la dernière fois et fait un peu de rangement dans la yourte, puis nous avons repris nos jeux de la veille avec les gamins, toujours aussi souriants. Nous les avons même laissé jouer avec nos appareils photos, ce qui les a ravis. Peu après 9h il nous a fallu repartir pour regagner UB, et tout le monde a eu un pincement au coeur de devoir se séparer, nos hôtes comme nous. Nous ne les avions côtoyés qu’une douzaine d’heures tout au plus et pourtant nous nous étions déjà beaucoup attachés.

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Nous avons profité des dernières heures de routes pour nous remémorer les excellents souvenirs de ce périple, le sourire aux lèvres mais non sans un brin de nostalgie, tout en mesurant la chance que nous avions de pouvoir explorer ce pays si plein de beautés et de richesses et aux habitants si chaleureux, accueillants et souriants.

Désert de Gobi – première partie from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Désert de Gobi – seconde partie from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans l’album suivant :

4. Mongolie - Désert de Gobi
4. Mongolie - Désert de Gobijuil 12, 2014Photos: 77
 

Après une petite semaine passée à UB, entre recherche de compagnons de voyage, visite de la ville et petit rhume à soigner, il était temps de partir découvrir la vraie Mongolie, celle des steppes, des montagnes, des lacs, des chevaux, des yaks, chameaux et autres moutons.

Grâce à Meg et son agence, je prenais place dans un van soviétique en compagnie de Jack et Claire, deux australiens, Graeme, un écossais à l’accent sentant bon les highlands sur les routes depuis deux ans, et Stefan, un autrichien peu loquace mais très sympathique. Nous étions accompagnés par notre chauffeur Mishgee, silencieux, souriant et attentionné, et Uyanga, une jeune guide parlant un anglais parfait et cuisinant à merveille.

Au programme de ce road trip, 9 jours sur les pistes chaotiques de la Mongolie centrale et septentrionale pour voir le monastère d’Erdene Zuu près de Kharkhorin, le lac de Tsagaan Nuur avant de finir au bord du lac Khövsgöl, appelé « La Perle Bleue ». Ce lac est le petit frère du lac Baikal, situé de l’autre côté de la frontière russe. 262 mètres de fond et 380 kilomètres cube d’une eau glacée et incroyablement pure.
Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous raconter toutes nos péripéties, mais je vous livre un poème que ce voyage m’a inspiré, ainsi que deux vidéos. Ce n’est pas vraiment un exercice auquel je suis habitué, j’espère que ça vous plaira…

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La Perle Bleue

Beauté immaculée de la steppe mongole,
Le bleu azur du ciel dans tes eaux se reflète
Lors des calmes matins ou les jours de tempête ;
Le temps est capricieux autour du Lac Khovsgol.

Il en aura fallu des heures de voyage
Par delà les rivières et les vertes vallées,
Des pistes chaotiques aux chemins torturés,
Pour enfin mériter un si beau paysage !

Immensité sacrée ! Tes bienfaits tu procures
Aux éleveurs de rennes et à leurs troupeaux
Qui trouvent auprès de toi un semblant de repos
Avant d’affronter les rigueurs de la Nature.

Tes profondeurs glacées n’ont d’égal que le rire
Et la chaleur du coeur de ces fiers cavaliers
Qui savent mieux que tous ce qu’accueillir veut dire
Dans ce pays sauvage et inhospitalier.

On te dit Perle Bleue, ce nom tu le mérites,
Car si autour de toi, et ce n’est pas pour rien,
Les montagnes se dressent comme des mégalithes,
C’est pour former ainsi un merveilleux écrin.

Tour au nord de la Mongolie – Première partie from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Tour au nord de la Mongolie – Seconde partie from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Plus de photos dans l’album suivant :

4. Mongolie - Ulan Bator
4. Mongolie - Ulan Batorjuin 30, 2014Photos: 12
 
 

Après avoir fait mes adieux à Amélie et Mehdi je passais quelques heures à l’aéroport de Dempasar où je profitais du WiFi performant pour mettre en ligne quelques vidéos et tenter désespérément de prendre contact avec des hôtes de Couchsurfing à Oulan Bator. N’ayant pas eu de réponse de la part de ceux que j’avais contactés auparavant, je tentais ma chance auprès de Meg, une jeune guide touristique. Cette fois la chance fut au rendez-vous, elle me répondit dans la foulée et me donnait l’adresse de son bureau en plein coeur de la capitale. C’est donc l’esprit léger que je m’apprêtait à embarquer dans mon avion à destination de Singapour.

Au passage du bureau de l’émigration, j’ai eu la mauvaise surprise d’apprendre que le visa était dépassé d’un jour et qu’il me fallait payer une amende. Pour ceux d’entre vous qui me lisent, sachez que même si vous arrivez dans un pays à 23h50, les dix dernières minutes du jour sont comptabilisées comme un jour entier aux yeux de l’immigration. Je quittais donc Bali un peu contrarié, et je retrouvais avec plaisir l’aéroport de Singapour avant de passer la nuit dans un avion pour Pékin. Au petit matin, après avoir traversé le terminal sans fin de l’aéroport international de Pékin, je prenais enfin place dans l’avion qui devait me conduire en Mongolie.


Le dépaysement fut total. Dépaysement météorologique tout d’abord. Ayant quitté l’Indonésie et sa trentaine de degrés humides, j’avais perdu une quinzaine de degrés et voilà qu’il pleuvait. De plus, je fus surpris par la taille de l’aéroport international d’Oulan Bator, à peine plus grand que celui de Castres ou de Rodez. A notre arrivée il n’était fréquenté que par des chauffeurs de taxi qui attendaient les passagers de notre avion, le prochain vol n’étant pas prévu avant plusieurs heures. Le passage au bureau de l’immigration fut rapide et sans problème, j’avais un visa en règle qui était d’ailleurs inutile puisque tous les ressortissants européens en sont exemptés depuis le mois de juin 2014.
Arrivé dans le hall de l’aéroport, j’ai retiré quelques tugrits afin de payer un taxi pour m’emmener chez mon hôtesse. Un chauffeur de taxi d’une soixantaine d’années et aux yeux très clairs m’a alpagué et ne m’a plus lâché d’une semelle jusqu’à ce que je monte dans sa voiture. Comme il ne parlait pas anglais, c’est un autre chauffeur, jeune et anglophone qui a négocié le prix pour moi. Les routes étaient ce jour-là très peu fréquentée. Il était bizarre de croiser des voitures aux volants indifféremment à gauche ou à droite en fonction de la provenance du véhicule.

Ayant l’adresse détaillée de Meg, mon chauffeur fut plein de bonne volonté, mais impossible de s’y retrouver au milieu des blocs d’habitations soviétiques. Après une demi-heure, je laissais mon taxi partir et décidais de me débrouiller seul, sous la pluie, sans plus de succès. Je suis alors entré dans le State Department Store, le centre commercial central d’Oulan Bator (ou Ulaanbaatar, dit aussi UB) afin de me connecter à Internet pour reprendre contact avec Meg. La vendeuse d’une bijouterie m’a gentiment aidée. J’avais un message de Meg me donnant le numéro de téléphone de Jemma (une australienne), sa collègue de bureau. Je l’ai appelée et elle m’a retrouvé dans la rue pour m’amener au bureau de Meg, ou une petite chambre tranquille m’attendait. Meg ne pouvait être disponible car sa famille lui rendait une visite imprévue. Jemma s’est donc chargée de me familiariser avec les lieux, avant d’aller faire quelques courses et de finir dans un pub de la ville où les expatriés anglophones ont l’habitude de se retrouver, pour déguster le « sunday roast », viande rôtie accompagnée de légumes et d’une sauce à la menthe. Autour de cet excellent repas Jemma m’a dressé la liste de tous les lieux à visiter dans la capitale pour les jours suivants. Je regagnais alors mon nouveau chez moi, prêt à explorer ce pays qui me faisait tant rêver.

Nos deux semaines à Bali ne se résument pas qu’à des heures sous l’eau à admirer petits et gros poissons. L’ile offre une multitude de lieux à découvrir et des paysages très variés. C’est ainsi qu’après notre première plongée à Pemuteran, nous avons pris la direction de Lovina, nom donné à un ensemble de villages de la côte nord de Bali. Plus qu’une ville, c’est plutôt une suite de logements, restaurants et autres boutiques destinés aux touristes. Elle offre l’avantage d’être un point central pour partir faire des excursions à la journée, en louant une voiture ou un scooter. Mais pour notre première journée, nous avions besoin de nous détendre après un nouveau voyage en minibus, pas très long mais toujours éprouvant. Nous avons ainsi pu profiter de la piscine de l’hôtel voisin dont dépendait notre home stay, sans être dérangés, avant d’aller sur la plage admirer le coucher de soleil.

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Le lendemain matin au réveil, nous étions sur le pied de guerre pour aller louer deux scooters afin d’aller voir un maximum de choses sur une boucle de plusieurs heures. La ponctualité indonésienne étant ce qu’elle est, nous nous sommes résolus à frapper au rideau de fer encore baissé une demi-heure après l’heure d’ouverture supposée. L’inspection des véhicules effectuée nous avons pris la route en direction des chutes d’eau de Sing Sing. Enfin, nous avons essayé, car les panneaux indicateurs ne sont pas légion dans ce pays. Nous avons demandés à plusieurs personnes sur le bord de la route, mais personne n’était d’accord, et la notion des distances pas très bonne. Après une bonne demi-heure à faire des allers-retours sur le même tronçon de route, nous avons enfin obtenu une indication un peu plus précise de la route tournant à gauche dans 300 mètres. C’est donc naturellement à 3 kilomètres que nous avons bifurqué pour nous rendre à ces chutes d’eau, un peu décevantes à mon goût mais qui nous offrait quelques minutes de marche sympathique au calme.

Nous avons repris la route de montagne, sinueuse et fréquentée, en direction des sources chaudes de Banjar, où nous nous sommes baignés après avoir déjeuné, puis avons continué le périple en faisant des arrêts pour laisser reposer les scooters et en prenant le temps d’admirer les lacs de cratères et les rizières.

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Plus on montait en altitude et plus les nuages étaient nombreux et plus la température baissait. Dans l’après-midi nous sommes allés aux chutes de Gitgit, les plus hautes de Bali, où nous avons tenté de négocier le prix d’entrée, étant un peu agacés de devoir payer un prix « touriste » alors que les locaux juste avant nous n’avaient quasiment rien payé.

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Nous avons trouvé un nouveau motif d’agacement sur le chemin du retour. Au détour d’un virage, Mehdi a senti que sa roue arrière ne réagissait pas normalement, et après nous être arrêtés nous avons constaté une crevaison. Nous avons maudit le loueur, ayant encore 20 kilomètres à parcourir, dont la moitié en descente sur une route de montagne. Heureusement nous avons trouvé un petit atelier de réparation sur le bord de la route, tenu par un gosse qui ne devait pas avoir plus de 12 ou 13 ans. Malgré son équipement rudimentaire il a réparé et remonté le tout en 5 minutes et nous avons pu rentrer à Lovina la nuit tombée.

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Le lendemain matin, nous nous sommes levés à 5h30 pour aller assister au lever du soleil depuis un petit trimaran et tenter d’apercevoir des dauphins. « Apercevoir » c’était le mot juste, car il fallait avoir de la chance pour les voir de près, tant la foule d’embarcations se ruant plein gaz sur le groupe de cétacés pouvait être importante et leur faisait peur.

De retour sur la terre ferme nous avons à nouveau loué des scooters, mais dans une autre boutique cette fois, afin d’éviter la déconvenue de la veille. L’objectif du jour était de nous rendre au fameux temple de Ulun Danu Bratan, puis aux rizières de Jatiluwih, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le chemin était bien plus long que la veille, et le temps couvert.

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Le temple visité, nous avons poursuivi notre chemin, mais après m’être fait doublé par deux ou trois voitures, j’ai perdu de vu le scooter de Mehdi et Amélie. Pensant avoir été distancé j’ai continué à rouler sur la route principale, sans vraiment savoir où je devais aller. Après 30 minutes à rouler sans rattraper qui que ce soit, je me suis résolu à faire demi-tour pour rentrer à Lovina, l’heure tournant. J’ai dû refaire le plein d’essence afin de ne pas me retrouver en difficulté dans la montagne. Finalement c’est lorsque j’attaquait la montée que j’ai vu dans le rétroviseur des bras s’agiter derrière moi. C’était eux. Ils s’étaient arrêtés peu de temps après m’être fait doubler et ils ne m’avaient pas vu passer. Le convoi à nouveau réuni et tout le monde rassuré, nous sommes joyeusement partis vers les rizières de Jatiluwih. Nous avons quitté la route principale et avons serpenté sur les petites routes balinaises pendant un bout de temps, entre descentes raides et montées pentues, avec des parties de route complètement défoncées. Nous nous sommes enfin sentis en dehors des sentiers battus et entouré de magnifiques paysages. Nous étions heureux.
En fin d’après midi il nous fallut repartir et nous avons conduit de nuit sur une bonne partie du trajet.

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Après les quelques jours passés à plonger à Tulamben, nous avons pris un taxi pour nous rendre à Ubud, capitale culturelle de Bali. C’est en arrivant à Ubud que nous avons pris conscience de l’attrait touristique de Bali, car sur la côte nord nous étions relativement au calme.

Bien installés dans une charmante home stay nous avons à nouveau pu rayonner autour de la ville pour visiter des lieux incontournables de l’ile. Dans la ville même, l’attraction principale est la forêt des singes, où l’on peut observer de nombreux macaques sauvages jouer entre temples et statues, ou tenter de voler de la nourriture aux touristes. La promenade s’est déroulée sans encombres pour nous qui n’avions pas pris à manger avec nous, mais d’autres ont eu moins de chance. Après un petit tour au palais royal, malheureusement non visitable, nous avons passé le reste de la journée à faire la tournée des boutiques de souvenirs d’Ubud.

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Le lendemain nous avons choisi de réserver un tour pour voir le maximum de choses dans la journée, qu’une location de scooters n’aurait pas pu nous permettre de faire. C’est ainsi que nous avons visité Goa Gajah, un temple du IXème siècle inscrit lui aussi au patrimoine mondial, avant de nous rendre dans une manufacture d’étoffes traditionnelles tissés sur des métiers anciens, actionnés à la main. Nous avons également visité le palais de Klungkung, ancienne capitale de Bali avant de nous rendre dans une plantation d’épices où nous avons pu déguster plusieurs variétés de thés et de cafés, dont le fameux café « Kopi Luwak », café le plus cher du monde. Il doit son nom au Luwak, nom d’une civette (ou chat musqué) qui mange les grains de café qui sont ensuite récupérés non digérés dans les excréments pour être transformés.
La dégustation terminée, nous avons pris la route pour le temple de Besakih, temple le plus important et le plus sacré de Bali avant de nous rendre au Pura Kehen, second plus grand temple de Bali. Pour conclure cette journée bien remplie, quoi de mieux qu’un nouveau massage balinais pour nous détendre avant d’aller manger dans un bon restaurant de la ville !

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Le lendemain matin, nous prenions un taxi pour nous rendre au port de Sanur afin d’embarquer pour Lembongan, où après une après-midi dans la piscine de la guest house nous avons réservés pour une journée de plongée. Le dernier jours nous avons loué des scooters pour faire le tour de l’ile et voir ainsi sa mangrove, ses falaises rocheuses, ses plages isolée, avant de regagner Bali à temps pour le coucher de soleil sur le temple de Tanah Lot.

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Je vivais ainsi mes derniers moments forts en Indonésie en compagnie de mes nouveaux amis, Mehdi et Amélie, avec qui nous avions partagé tant de choses, des visites de lieux grandioses, des nazi goreng, pâtes carbonara et autres cordons bleus, des fous rires nombreux, quelques moments de stress (notamment à Blitar…) qui resteront des moments inoubliables.
Encore 2 nuits dans la ville de Kuta, paradis des surfeurs australiens et des clubbers où j’ai pu faire quelques achats et envoyer cartes postales et autre colis avant de quitter ce beau pays pour en découvrir un autre.
Mongolie, me voici !

Tour de Bali from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

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