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Après cette semaine de course sur les routes de Java, nous avions bien besoin de nous reposer un peu. Nous avons passé notre première nuit à Pemuteran, sur la côte nord-ouest de Bali, dans un centre de plongée tenu par un français, et naturellement plein de francophones. Pour nous remettre de nos aventures des jours passé nous avons pleinement profité de la plage peu fréquentée, avec ses récifs, ses palmiers, ses hamacs et ses petits restaurants où l’on a pu se réconcilier avec la gastronomie après une longue série de « nasi goreng » (riz frit accompagné de poulet, oeufs, oignons et petit légumes) devenu monotone. L’après-midi s’est également conclue par un massage balinais à l’huile de frangipanier pour achever de nous détendre complètement de la pointe des pieds à celle des cheveux. Après une dernière soirée au restaurant nous avons dit adieu à Karène et Gilles qui devaient poursuivre leur route vers l’ile de Lombok.

Un peu d’action s’imposait à nouveau. Je me suis donc inscrit pour aller plonger autour de la petite ile de Menjangan (l’ile aux cerfs), alors que Mehdi et Amélie feraient du snorkelling (palmes, masque et tuba) à proximité. Deux sessions étaient prévues dans les eaux cristallines de ce lieu réputé où j’ai eu le plaisir de retrouver les sensations découvertes aux iles Perhentian, en Malaisie. L’endroit était si beau que nous avons décidé de continuer nos aventures sous-marines sur cette côte nord, beaucoup moins touristique que le sud de Bali.

C’est ainsi que quelques jours plus tard, après un passage à Lovina, nous nous sommes retrouvé à Tulamben, lieu connu pour ses plongées sur l’épave de l’U.S.A.T Liberty. Ce navire cargo de 120 m de la marine américaine fut torpillé en 1942 par un sous-marin japonais, et fut remorqué puis échoué sur la côte avant qu’il ne soit coulé par l’éruption du volcan Gunung Agung en 1963, poussé par la lave. L’épave se trouve ainsi très près du rivage et dans des eaux peu profondes. C’est là que mes compagnons de route ont décidé de faire leur baptême de plongée, et portés par l’enthousiasme général, de suivre la formation dite Open Water Diver. Pour ma part, l’ayant déjà passé en Malaisie j’ai passé le niveau supérieur d’Advanced Open Water Diver. Nous étions donc partis pour 5 plongées supplémentaires, comportant pour ma part des spécialisations dans plusieurs domaines, à savoir un perfectionnement en flottabilité, la plongée profonde (à 30m), la navigation (à la boussole), la plongée sur épaves et l’identification des espèces animales. Ces quelques jours ont vraiment été extraordinaires et difficiles à décrire. La vidéo en fin d’article sera peut-être plus parlante.

Pour compléter le tour de Bali en palmes, nous avons pris la direction de la petite ile de Lembongan, au sud-est de Bali, ou nous étions sensés voir des raies manta. Nous n’avons pas eu de chance à ce niveau-là mais les fonds étaient quand même grandioses. Sur cinq plongées prévues, nous n’avons pu en faire que trois. Nous n’avons pas été assez vigilants au niveau de l’hydratation, et après la troisième plongée Amélie et moi nous sommes retrouvés avec un mal de tête digne d’un lendemain de fête, à ne plus pouvoir nous tenir debout sur le bateau. Heureusement, un peu de paracétamol et beaucoup d’eau plus tard nous avions retrouvé notre bonne humeur, mais nous avons préféré lever un peu le pied.

La vidéo qui suit est un résumé des plus de 4h de film que j’avais tourné, j’espère qu’elle vous plaira.

Plongées à Bali from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Après une semaine à explorer la ville de Jogjakarta et ses environs, il était temps de reprendre la route en direction de l’est, afin de s’approcher peu à peu de Bali. Nous voici donc embarqués dans un minibus avec Amélie et Mehdi sur les routes chaotiques de Java à destination de Pacitan, sur les bords de l’Océan Indien. Là, nous avons loué des scooters pour explorer les alentours, la plage de Klayar et la grotte de Goa Gong avant de finir la journée sur la plage de Pacitan.

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Le lendemain a été une véritable épreuve pour nos nerfs. Nous avions choisi de reprendre un minibus pour Blitar, pensant Malang trop loin pour y arriver en une journée. De bon matin nous avons attendu à la guest house que le bus arrive. Avec une très grosse heure de retard nous avons embarqué dans le véhicule qui n’avait pas de coffre pour mettre les bagages. Le chauffeur insistait pour qu’on monte à l’arrière alors qu’il était vide. Nous avons répondu que nous étions malades en voiture pour rester devant. Après avoir passé une bonne heure de plus à tourner dans toutes les rues pour récupérer les autres passagers, nous nous sommes vite retrouvés à l’étroit. Les locaux voyageaient avec bagages et colis. Nous avons été bien contents de ne pas être tout au fond, aux places les plus exiguës alors que nous étions les plus grands. Après plusieurs heures de voyage inconfortable, chaud et moite, nous avons eu droit à un dernier coup bas du chauffeur, toujours souriant, qui voulait nous déposer à un autre hôtel que celui que nous lui avions demandé, tout en nous certifiant que c’était celui-là. Après bien des discussions à la réception de cet hôtel nous avons finalement réussi à nous faire déposer à l’endroit voulu, indiqué dans notre guide.
L’hôtel était vide et nous avons vite compris pourquoi en visitant les chambres, humides et pleines de petits insectes aimables, moustiques, blattes et autres puces de lits. Nous avons aussitôt fui l’endroit en quête d’une chambre plus décente. Nous avons marché deux heures avec nos sacs pour trouver un hôtel de libre, en vain. C’était un jour férié. Nous avons alors sauté dans un bus public qui nous a amené à Malang et où nous avons eu beaucoup de chance de trouver où dormir en faisant ajouter un lit d’appoint dans la chambre pour réduire les frais.

Le lendemain matin nous avons trouvé une autre auberge moins chère dans laquelle nous avons pris la dernière chambre, où l’on aurait pu dormir à 5. Les sacs posés, nous avons visité la ville. La soirée restera longtemps dans nos mémoire. Nous avons eu la désagréable surprise de trouver 3 blattes dans la salle de bain qu’Amélie a courageusement supprimées avec ses tongues tueuses. Le problème est qu’une blatte morte attire ses congénères, et nous avons assisté à un véritable défilé dans la salle de bain pendant toute la soirée. Au petit matin, nous en avions tué 21, la dernière ayant passé la nuit dans la chambre à agoniser sur le dos sans qu’on ne la trouve.

A peine sorti de la chambre un indonésien qui se trouvait dans l’auberge nous a proposé de nous amener voir un autre animal… un tigre. Nous l’avons suivi avec enthousiasme et avons sauté dans un taxi pour nous rendre dans une village en périphérie de Malang. Mulan, une tigresse du Bengale se trouvait dans une école, dans laquelle son maitre occupait une chambre donnant sur un jardin grillagé. Nous avons pu observer le fauve de très près et même la caresser, non sans appréhension.

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De retour à Malang nous avons pris un bus public pour nous rendre à Probolinggo, puis un minibus pour atteindre le bourg de Cemoro Lawang afin d’admirer le lever de soleil sur le volcan Bromo. Encore une fois la route a été longue et fatigante. Dans le minibus nous avons fait la connaissance de Gilles et Karène, un couple de parisiens en vacances en Indonésie. Nous avons dîné tous ensemble avant d’aller nous coucher tôt pour nous retrouver à 3h du matin pour le départ de la marche.

C’était bien la première fois qu’on avait froid en Indonésie ; le Bromo culmine à 2217 m d’altitude. Heureusement après quelques minutes de marche ce n’était plus le cas. Il nous a fallu une petite heure pour atteindre le point d’observation, il suffisait alors de laisser faire la nature. Spectacle magique.

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Le jour levé, nous avons fait l’ascension du volcan Bromo. Pas si facile, entre les colonnes de petits chevaux pour touristes fainéants qui soulevaient la poussière, les pentes du volcan qui se dérobaient sous nos pas et la chaleur apparue avec le soleil.

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En fin de matinée nous avons poursuivi notre marathon pour reprendre un bus (avec changements) vers Bondowoso. Notre petit groupe comptant désormais 5 personnes, nous avons traversé la ville accompagnés par un jeune indonésien qui nous a menés jusqu’à un hôtel d’un excellent rapport qualité/prix avec une piscine gigantesque. Nous n’avons pas tardé à nous coucher car le marathon n’était pas terminé.

A 2h30 nous étions à nouveau sur le pied de guerre pour nous rendre en taxi au pied du volcan Kawah Ijen pour le lever du jour. Nous voulions y aller de nuit pour admirer les fameuses flammes bleues, mais nous avions trop de route pour arriver de nuit. Il fait jour très tôt en Indonésie, le pays étant situé sur l’équateur.
La marche jusqu’au sommet fut assez difficile du fait de la pente forte, mais le panorama en valait la peine. Avant d’arriver en haut du cratère on pouvait déjà sentir les vapeurs soufrées irriter les narines et les poumons. Nous avions heureusement emporté des paréos en guise de masques. Nous avons croisé de nombreux mineurs descendant avec leurs paniers emplis de soufre sur les épaules, chacun transportant entre 60 et 120 kilos à chaque voyage, et ce quatre fois par jour. Nous avions déjà du mal à monter avec nos petits (et légers) sacs à dos…
 Arrivés au sommet, la vue était surréaliste. Au fond du cratère, un lac magnifique, turquoise. Aussi le plus acide du monde (avec un pH de 0,2 sur une échelle de 0 à 14). Sur les bords du lac se dégageait un nuage de fumée jaune aux odeurs d’oeuf pourri changeant de forme au gré du vent. Nous voulions voir tout ça de plus près, nous avons donc suivi un mineur qui nous a servi de guide.
Je ne détaille pas plus l’expédition, vous pouvez voir tout ça dans la vidéo à la fin de l’article.

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A 9h du matin nous avons dû redescendre pour repartir à l’hôtel (3h de route) avant le check out. Le chauffeur a fait des merveilles et nous sommes contre toute attente arrivés à temps.

Nos sacs faits en quatrième vitesse nous avons quitté l’hôtel et avons arrêté 5 becaks (des cyclo-pousses javanais) pour nous déposer à la gare routière. Une nouvelle journée de bus s’annonçait, avec plusieurs changements jusqu’à Banyuwangi où nous avons finalement pris le ferry jusqu’à Bali. Un dernier petit trajet en bus durement négocié et nous pouvions enfin goûter au repos si bien mérité.

Java et ses volcans from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

Bien installé à Jogja, j’ai pu planifier tranquillement les activités des jours suivants entre deux plongeons dans la piscine. Jogjakarta est un lieu central pour un grand nombre de visites et un point de départ pour des excursions plus ou moins lointaines. En une semaine j’ai ainsi pu visiter la ville et ses quelques monuments, le Kraton, palais du sultan, Kota Gede, le quartier des bijoutiers, le marché aux oiseaux, l’avenue commerçante de Malioboro ou encore l’école de batik (une technique de teinture traditionnelle pour le textile).
Deux incontournables à ne pas manquer lorsque l’on vient en Indonésie sont le lever de soleil sur le temple bouddhiste de Borobudur (et le volcan Merapi) et la visite du temple hindouiste de Prambanan. C’est ce que vous pourrez découvrir dans la vidéo à la fin de l’article.

Le lever de soleil sur Borobudur est quelque chose de magique, surtout si l’on a la chance d’avoir de bonnes conditions météorologiques. Afin de pouvoir en profiter un maximum j’ai dû me lever très tôt (vers 3h). Le minibus nous a déposés au pied de la colline et il a fallu marcher quelques minutes, de nuit, jusqu’au point de vue. Quelques touristes étaient déjà présents et les meilleures places occupées mais j’ai réussi à me faufiler en attendant que le jour se lève. C’est ainsi que durant une heure environ j’ai pu profiter du spectacle offert par la nature du soleil se levant entre les deux volcans en arrière plan, avec le temple de Borobudur, tout petit, dépassant de la jungle embrumée.

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Le jour levé, le minibus nous a conduits à l’entrée du temple où tous les touristes occidentaux devaient revêtir un « sarong », sorte de paréo traditionnel indonésien. Habillés de la sorte nous avons ainsi pu monter dans le temple où nous étions devenus les attractions pour les jeunes indonésiens en visite dont la majorité voyait des blancs pour la première fois de leur vie.

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Le temple hindouiste de Prambanan, plus proche de la ville, est accessible en bus public. Nous avions décidé d’y aller avec Mehdi et Amélie pour y voir le coucher de soleil et assister à la représentation du ballet de Ramayana, personnage de la mythologie hindouiste. Arrivés en fin d’après-midi, deux jeunes étudiantes en anglais se sont proposées pour être nos guides, ce que nous avons accepté. Malheureusement pour nous un nuage est venu un peu gâcher le coucher de soleil, mais nous avons malgré tout passé un très bon moment dans ce temple impressionnant et les explications de nos guides nous ont aidés à mieux comprendre son histoire. La journée s’est achevée avec le ballet de Ramayana avant de rentrer à la guest house en taxi.

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Voici le résumé en vidéo de ces quelques jours à Jogjakarta :

Jogjakarta et ses environs from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

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Le 15 mai, au matin de mon départ de Singapour, je partais une nouvelle fois vers l’inconnu. Un billet d’avion en poche réservé quelques jours auparavant depuis mon auberge singapourienne devait me mener à Jakarta. Que faire à Jakarta ? Où loger ? On verra bien. J’avais un peu potassé mon guide de l’Indonésie mais dans le flou total, j’avais décidé de ne rien décider et de me laisser porter par les événements.


Après un vol sans encombre j’ai atterri dans la capitale indonésienne, immense, polluée, et où la richesse côtoie la misère. J’avais lu des avis plutôt négatifs sur cette ville et je n’avais guère envie d’y perdre trop de temps, mon visa n’étant que de 30 jours. Les formalités de l’immigration passées, je me suis dirigé vers le premier distributeur pour retirer quelques rupiahs. Au vu du taux de change, les quelques rupiahs s’étant transformé en 2,5 millions, je me retrouvais avec une liasse de plus d’un centimètre d’épaisseur entre les mains. Tout surpris que j’étais, j’en ai oublié ma carte bancaire dans le distributeur. Heureusement la dame passant après moi, une indonésienne, m’a rattrapé pour me la rendre.

Au distributeur d’à côté j’ai fait la connaissance de deux touristes françaises en vacances pour 3 semaines. Comme on avait tous les trois du temps devant nous, nous avons beaucoup discuté des choses à voir ou à éviter, des gens, des coutumes locales… Le conseil que j’en ai retenu était qu’il ne me fallait pas rester à Jakarta si je n’avais rien de précis à y faire, et qu’il me valait mieux partir au plus tôt vers Jogjakarta, la capitale culturelle de Java. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouvais devant un bureau d’Air Asia et achetais un billet pour le prochain vol, 2h plus tard.

Quelques turbulences plus tard et une voisine terrifiée cramponnée à mon bras, j’atterrissais à « Jogja ». Mon planning s’étant un peu précisé, j’ai pris le temps de lire ce qu’il me fallait savoir sur cette ville, et notamment ce qui concernait les transports. A la sortie de l’aéroport je m’attendais naturellement à me faire harceler par les taxis. Je les ai longtemps fait poireauter et j’ai tenté de négocier les tarifs, mais le meilleur prix que j’ai pu obtenir étant 80 000 Rp, je préférais attendre le bus public à 3 000 Rp. Dans l’arrêt de bus, le personnel a été adorable et a répondu à toutes mes questions tout en s’intéressant à mon voyage. Dans le bus, les passagers ont été aussi très prévenants et souriants. Je descendais à l’arrêt le plus proche (ou le moins loin) d’un des deux quartiers regroupant les guesthouses et commençais à marcher, mon guide à la main, en me repérant sur le plan du quartier.
M’étant arrêté à un carrefour pour vérifier la carte, un couple de touristes bretons, Medhi et Amélie, m’a très vite abordé, voyant ma tête de voyageur perdu et mon guide en français. En moins de 5 minutes ils m’emmenaient avec eux dans leur home stay, qui était aussi celle que j’avais repérée sur mon guide et dont les françaises du matin m’avaient vanté les qualités. Le choix était excellent, une petite chambre avec ventilateur à 3 pas de la piscine entourée de palmiers et autres plantes tropicales à moins de 8€, petit-déjeuner inclus.

C’est ainsi qu’en une journée j’ai changé mes plans, trouvé des compagnons de voyage m’ayant tout de suite adopté et avec qui j’allais voyager un mois entier dans la bonne humeur. L’avenir s’annonçait excitant et plein de promesses.

Après presque un mois passé dans la péninsule malaise, dont une semaine de plongées extraordinaires aux iles Perhentian (cf article du 7 mai) j’avais dû quitter à regret mes compagnons de voyage, Camille, Mathieu, Thimothée et Adrien qui devaient partir vers la Thailande. j’ai longé la côte est en m’arrêtant dans le village de Cherating, réputé pour sa plage, et ses balades nocturnes dans la mangrove pour observer le ballet magique des lucioles. J’ai également eu la chance d’aller observer la ponte des tortues qui retournent sur leur plage natale. Cette pause de quelques jours m’a permis de me reposer un peu avant de continuer ma descente vers Singapour que j’ai reliée en bus depuis Kuantan, non loin de Cherating.

L’arrivée s’est faite de nuit dans le froid de la climatisation des bus malaisiens. Il a fallu descendre deux fois du bus pour nous présenter à la douane et à l’immigration, parmi les voyageurs des dizaines de bus qui se suivaient. Difficile de retrouver son bus après ça.
Toutes les formalités effectuées, et les bouchons matinaux passés, j’ai été déposé devant un centre commercial, ouvert mais totalement vide, ce qui m’a permis de retirer quelques dollars singapouriens et de m’acheter de quoi déjeuner. De là j’ai dû marcher un peu au hasard pour trouver une bouche de métro. Je me suis rendu aussitôt à Chinatown où j’avais repéré plusieurs guesthouses intéressantes.Très vite j’ai été surpris et charmé par la modernité et la propreté de la ville et de ses infrastructures, contrastant avec les derniers jours en Malaisie.

De retour à la lumière du jour, Chinatown m’offrait ses plus beaux bâtiments coloniaux, colorés et dans un parfait état de conservation. Là, j’ai opté pour une petite guesthouse à proximité du temple de la relique de la dent de Bouddha. Une petite auberge avec 2 dortoirs et une salle de bain dans un immeuble semblable aux HLM français. Le tout tenu par Andrew, un ancien soldat et professeur, poète à ses heures qui parlait un peu le français ; il m’a même chanté auprès de ma blonde…

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Je me suis installé et Andrew m’a aussitôt présenté un autre français, Clément, en escale avec sa copine Marisol et une autre amie, Muriella, tous trois fraichement arrivés de Nouvelle-Zélande où ils travaillaient. Les présentations faites, Clément m’a proposé d’aller visiter la ville ensemble. Nous voilà donc partis tous les trois en direction de Marina bay, de ses buildings et de son jardin. Nous avons passé la journée à déambuler dans la ville, faisant le tour de l’essentiel. Le soir nous avons mangé tous ensemble dans un bon restaurant chinois avant de rentrer à l’auberge. Mes compagnons d’un jour sont partis dans la nuit à l’aéroport pour se rendre aux Philippines.

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Je devais donc passer les 2 prochains jours seul. J’ai vite décidé de me rendre sur l’ile de Sentosa au sud de Singapour afin de visiter le plus grand aquarium du monde qui valait largement ses 28 dollars singapouriens. Le troisième jour j’ai arpenté les dizaines de centres commerciaux afin de compléter mon équipement, notamment pour trouver des accessoires pour ma caméra. Je me trouvais désormais prêt à passer un mois en Indonésie.

Singapour from Dans les pas de Nicolas on Vimeo.

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